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vendredi 31 août 2007

Blog Day 2007

Blog Day 2007


Aujourd'hui c'est la journée des blogs (et la fête des blogueurs :-), une occasion non pas de succomber à la mode éphémère des mèmes, mais plutôt de célébrer l’incomparable richesse de la blogosphère pour signaler des blogs qui sortent des sujets que je traite d’habitude mais qui valent le détour…

Mon choix a porté sur le graphisme et l’esthétique, point commun à 4 blogs sur 5, pour le cinquième je vous laisse la surprise…

Et d'abord pourquoi le 31 août ? Simplement parce que le logo est la conjugaison alphanumérique du mot blog et du chiffre 31-08, comme je l'ai appris chez Techcrunch.

Blog Day 2007

Cette mise au point établie, commençons par le blog Design et typo de Peter Gabor, je vous conseille fortement d'aller vous y perdre, la surprise est assurée. Classe !

Bon pied bon œil, gardons l'œil ouvert, pour un peu de « poésie et rêverie sur le monde ». La poésie est un peu mon jardin secret, celles et ceux qui fréquentent ce blog le savent : plus de 500 à ce jour, quand même, je vous en remercie, même si vous devriez commenter plus souvent. Je ne réponds pas toujours, surtout en ce moment où j'ai une surcharge pas seulement pondérale (aussi...), mais de travail.



Passons à Oui/Non.net, le « spécialiste de rien du tout » comme il se définit plaisamment lui-même, bien qu’il soit à l’origine d'une fantastique carte de la blogosphère. On attend avec impatience la V. 2.0 ! Un bel exemple d'évolution... J'aime bien les gens qui se prennent pas trop au sérieux, déjà qu'on est obligé de se prendre la tête tous les jours, la perdre de temps en temps ne peut qu'être salutaire.

Ce qui m'amène dans une transition toute en douceur à ce blog, dédié aux féministes, qui m'a franchement fait rigoler. Un zeste de misogynie, deux doigts d'humour et un brin de vérité… Femmes acariâtres s’abstenir ! Rassurez-vous mesdames, si parmi mes adorables lectrices il y en a une qui connaît un blog équivalent au féminin, je me ferai un plaisir de le signaler à mes non moins adorables lecteurs de la gent masculine. :-)

Un détour pour vous dire comment j'y suis arrivé. Je voulais mettre dans ma sélection un Skyblog, car pour paraphraser Technorati, sur 7 millions de blogs, « some of them have to be good ! »

Parenthèse, puisque je parle de Technorati. En une semaine, je suis passé d'un score d'autorité de 140 (qui correspond en gros à la 30 millième place) à 90 (soit environ la 60 millième place). Donc perdre 30 000 places en une semaine, c'est bien que j'ai dû déconner ! À moins que ce soit Technorati...

Et maintenant, pour finir cette promenade en beauté, voici un blog riche en vues splendides de Sydney, une ville que j'aime beaucoup pour avoir eu le privilège de la visiter (j'en ai gardé pas mal de souvenirs, notamment des grottes de Jenolan Caves - Blue Mountains, New South Wales), dont ce cliché qui semble retouché par Van Gogh :


Légende : « Le Musée d'art moderne (l'immeuble roux en arrière plan) combiné avec une peinture aborigène exposée en vitrine dans une galerie d'art de Circular Quay. »

J'ai contacté Nathalie pour lui demander l'autorisation de publier la photo, elle ne m'a pas encore répondu, mais je suppose qu'elle ne m'en voudra pas, elle qui aime partager. Et puisqu'elle ferme son blog sur l'Australie pour cause de retour au pays, profitons-en pour lui souhaiter bon retour. En tout cas, nous pourrons continuer à la suivre sur son nouveau blog qui sent bon le terroir, elle a vraiment un sens artistique extraordinaire.

C'est fini pour aujourd'hui, j'espère que l'itinéraire vous aura plu autant qu'il m'a emballé…


P.S. J'en profite pour vous signaler que le verbe "bloguer" vient de faire son entrée dans le Petit Robert, l'attribution du verbe revenant à nos cousins canadiens. Par contre les français conservent "blog" comme substantif, alors qu'à l'occasion les carnetiers de Québec appellent ça un "blogue". :-)


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jeudi 30 août 2007

George Reyes démissionne : est-ce que Google prend les devants ?

George Reyes démissionne : est-ce que Google prend les devants ?

Apparemment, l'info est innocente et je n'ai relevé aucune note négative dans ma revue de presse Outre-Atlantique. Officiellement, il se "retire", salué par l'équipe dirigeante de Google. Oubliée la bourde commise en début d'année dernière, aujourd'hui, c'est tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Il n'empêche...

George Reyes

Vous vous souvenez de l'ébauche de scandale Steve Jobs à cause des stocks-options antidatées ? Ainsi, le CA d'Apple lui aurait attribué 7,5 millions d'options le 18 décembre 2001, avec une date fictive du 19 octobre.

Ce qui revient à dire que le 18 décembre il aurait pu acquérir ces options au cours fixé le 19 octobre, connu a posteriori, d'où une plus-value largement accrue. La chose n'est pas légalement interdite, pourvu que ce soit approuvé par la direction et comptabilisé de façon rétroactive.

Or la transparence nécessaire s'est plutôt teinte d'opacité, et même si Steve Jobs s'en est partiellement bien sorti, le cours de l'action Apple a tremblé (alors qu'une condamnation aurait pu faire perdre des milliards à la société).

Pour autant, Jobs n'est que la pointe de l'iceberg. Plus de 200 grandes sociétés américaines sont impliquées dans ce scandale, dénoncées par la SEC (régulateur de la Bourse aux US) et dont beaucoup sont implantées dans la Silicon Valley.

Or au début du mois, le 6 août, un Tribunal de San Francisco a émis une première condamnation aux dépens de l'ex-CEO de Brocade Communication, jugé coupable de 10 chefs d'accusation ! Son nom : Gregory L. Reyes.


Reyes, ça vous dit quelque chose ? Et bien oui, Greg Reyes n'est autre que le neveu de George Reyes.

Et, comme tout Wall Street, il est en attente du résultat de son procès d'appel, dont le jugement sera rendu le 21 novembre prochain. Or même si le Juge d'appel peut annuler le verdict sur un, plusieurs ou les dix chefs d'accusation, cela semble peu probable. Greg Reyes risque d'ores et déjà 20 ans de prison et une amende de 5 millions de dollars, mais surtout un jugement défavorable aurait sans aucun doute des conséquences incalculables pour les quelque 200 autres sociétés concernées.

Sans compter que la nouvelle d'une condamnation ferait le tour du monde en moins de 24 heures et que le nom de Greg Reyes serait propulsé sur tout l'Internet et au-delà. Et si cela advient, croyez-vous que la presse mondiale ne se délecterait pas de faire le rapprochement entre le neveu et l'oncle (très peu le font aujourd'hui) ?

Je me souviens que lorsque j'ai vu l'info début août, la première chose qui m'est venue à l'esprit a été la question suivante : quelles seront les conséquences pour Google ?

Donc si moi, internaute lambda, j'ai pensé ça du fond de ma brousse, croyez-vous que les compères Larry, Sergey, Eric n'auront pas pensé de même ? Ils ont beau dire publiquement « ...son caractère réfléchi, son sens de l'humour et son esprit de sagesse nous manqueront (we'll miss his thoughtfulness, good humor and wisdom) », pas tant que ça quand même...

Mais bon, l'affaire est réglée, puisque bientôt George Reyes n'aura plus rien à voir avec Google, et gageons avant le 21 novembre !


P.S. À noter au passage que Kevin Ryan, le juge à l'origine de la task force qui a conduit à la condamnation de Greg Reyes, est l'un des 8 juges limogés par Alberto Gonzales, ce proche de Bush contraint de démissionner à cause de cette affaire...

Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, qu'il y aurait un rapport quelconque de cause à effet !

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mercredi 22 août 2007

Interview de Miguel Membrado, cofondateur de Netcipia

Interview de Miguel Membrado, cofondateur de Netcipia

Vous connaissez Netcipia ? Découvert il y a quelques mois, j'ai été emballé par le concept 1 blog & 1 wiki en 1 place, malgré quelques doutes sur son usabilité par le grand public, vu la prise en main moins conviviale que Webjam, par exemple (bien qu'apparemment les deux services n'aient pas la même cible). C'est ainsi que, poussé par le désir d'en savoir plus, j'ai contacté Miguel Membrado, cofondateur de Netcipia avec Bruno de Beauregard, pour lui proposer une interview, ce qu'il a accepté de bonne grâce. Je l'en remercie et vous la livre in extenso, avec quelques observations à la fin.

1. Bonjour Miguel Membrado, et merci d'avoir bien voulu m'accorder cette interview bloguée. Pratiquement douze mois jour pour jour après le lancement officiel de Netcipia, un moment propice aux récapitulatifs, quel bilan (chiffré ?) feriez-vous de cette première année ?
Bonjour, effectivement, nous avons lancé Netcipia officiellement le 23 août 2006 à Palo Alto, sur fonds propres, et cette première année marque déjà un succès majeur puisque nous avons réalisé notre première levée de fonds dans la Silicon Valley. Du point de vue du produit lui-même, le site en ligne actuellement ne correspond pas à l'idée finale de Netcipia car nous sommes toujours en cours de développement, donc notre bilan n'a rien de spécial sur cet angle-là, nous n'avions pas d'objectifs particuliers à atteindre. Nous sommes seulement très satisfaits de notre audience, de la qualité des retours et du rythme quotidien de création de nouvelles places, alors que nous n'avons rien fait pour. Nous avons également réussi à réunir une formidable équipe de développement autour de nous, ce qui est fondamental pour une telle aventure.
2. En préparant cette interview, j'ai fureté sur le Net à la recherche d'informations sur Netcipia, et mises à part deux interviews filmées par Jean-Michel Billaut et notre ami Luc Legay, plus quelques autres ressources, je n'ai pas moissonné grand-chose. Cette présence plutôt discrète est-elle délibérée de votre part ? Et cette « discrétion » ne nuit-elle pas à vos ambitions de vouloir « donner le pouvoir à l'utilisateur final », tel que vous le déclariez à Jean-Michel Billaut ?
Nous n'avons fait à ce jour aucune action marketing, car nous ne souhaitions pas nous faire connaître plus que ça. Le concept actuel de Netcipia, "un blog et un wiki en une seule place" est en lui-même un concept novateur, qui à lui seul nous a permis d'être qualifié de "futur du wiki" il y a quelques semaines, mais n'est pas l'aboutissement de notre stratégie. Il n'en est qu'un moyen. Nous avons donc été jusqu'à ce jour extrêmement discrets, nous contentant d'avoir quelques milliers d'utilisateurs travaillant au quotidien sur notre produit, et nous faisant part de leurs feedbacks. La véritable première version de Netcipia est prévue pour le dernier trimestre de cette année, et ce n'est qu'à ce moment-là que nous démarrerons notre communication aux Etats-Unis.
3. Puisqu'on parle de l'utilisateur, à l'heure des réseaux sociaux à toutes les sauces, l'accroche de Netcipia est « Technologies Web participatives ». Aujourd'hui, comment traceriez-vous la ligne de démarcation entre « social » et « participatif », et quels sont les pour et les contre de chacune de ces deux approches, surtout en gardant à l'esprit la fameuse règle des 1% ?
Il n'y a plus vraiment de ligne de démarcation. Un produit se doit d'être à la fois "social" et "participatif". Car les deux phénomènes relèvent de la même nature. Certains produits seront plus "sociaux" et d'autres plus "participatifs", mais les deux composantes sont fondamentales. C'est le résultat de ces 4 ou 5 années de Web 2.0 et des centaines de millions d'utilisateurs qui ont créé et se sont appropriés ces nouveaux usages. Netcipia intègre donc aussi les deux composantes.
4. Toujours dans le registre social, des plateformes telles que Facebook, ou maintenant Bebo et d'autres, s'ouvrent aux applications tierces, ce qui booste considérablement leurs bassins d'utilisateurs et, il faut bien le dire, leurs finances. Or j'ai vu sur votre site que vous envisagiez sous peu de rendre votre projet « open source ». Pourriez-vous nous dire quand et qu'attendez- vous d'une telle ouverture, y compris au plan économique ?
Permettez-moi tout d'abord un aparté sur FaceBook, car le concept de FaceBook est un véritable phénomène qui risque de balayer large sur son passage. C'est la plus impressionnante machine à marketing viral que j'ai eu l'occasion de voir ces dernières années, grâce en particulier à sa plate-forme de développement et d'intégration d'applications tierces, mais également à sa conception intrinsèque qui permet de suivre au jour le jour tout ce que font ses amis et pouvoir dupliquer et s'approprier instantanément leurs usages. La courbe de croissance ne concerne donc pas que les utilisateurs, mais également l'utilisation des applications elles-mêmes, avec un mécanisme de sélection naturelle s'établissant par consolidation collective.

Quant au produit Netcipia, pour revenir à votre question, il est lui-même bâti sur une infrastructure 100% open source, puisque nous nous appuyons sur la communauté XWiki pour l'infrastructure wiki et la plate-forme de développement. Notre objectif a toujours été que Netcipia soit lui-même également disponible en open source, car nous considérons que ce serait aujourd'hui une grande erreur que de se passer du levier unique en terme d'intelligence collective que constitue une communauté open source. D'autre part les entreprises susceptibles d'acheter des poduits comme le nôtre se doivent d'avoir accès aux sources pour garantir la pérennité de leurs investissements, car nos produits ont une portée globale à l'entreprise, il est donc absolument nécessaire de garantir que quelque soit l'avenir de la société à l'initiative du produit, ce dernier soit toujours accessible. Le dernier argument en faveur de l'open source est que nous basculons d'un mode de facturation historique des logiciels à travers la vente de licences, à une mode de facturation des services utilisant ces logiciels, qui se retrouvent quasiment embarqués sans que l'utilsateur n'en soit forcément conscient. Le logiciel développé n'est donc plus qu'un support à un service offert, et l'open source illustre parfaitement cette évolution.
5. Votre page actuelle d'abonnement à la partie payante du service indique que l'offre ne sera disponible que dans quelques semaines. Pourriez-vous être plus précis et nous en dire davantage sur d'autres services optionnels (extra-charge) que ceux actuellement à disposition des utilisateurs « professionnels » d'un serveur dédié ? Exemple : je monte un portail Internet et je veux rajouter au moins 1 To d'espace disque aux 150 Go fournis en standard, un forum, des newsletters, du Flash, une solution de paiement par carte de crédit, des podcasts, une messagerie instantanée, une passerelle avec la téléphonie mobile, etc. (la liste est loin d'être exhaustive…), autant de fonctionnalités toujours plus indispensables pour satisfaire les attentes du milieu professionnel. Tout cela est-il possible et/ou envisagé et/ou envisageable, et si oui dans quels délais ?
En fait nous ne nous orientons plus du tout dans cette direction. Les offres sont toujours en ligne, mais deviendront très rapidement secondaires. Je ne peux pas encore dévoiler complètement ce que va être le véritable concept de Netcipia, il faudra attendre pour cela la sortie officielle de la première version. La seule chose que je puisse dire actuellement est que nous allons offrir un système de monétisation de contenus pour professionnels et toutes communautés au sens large d'utilisateurs ayant du contenu, de la connaissance et du savoir-faire à vendre. Nous sommes partis du constat que les mécanismes de monétisation de contenu actuellement offerts par le Web 2.0, la pub en quasi exclusivité, ne couvrent pas du tout les besoins de l'ensemble des utilisateurs. Pour que la publicité vous rapporte suffisemment d'argent pour que vous puissiez en vivre, il vous faut atteindre des audiences extrêmement importantes, hors de portée de la plupart des gens, y compris des professionnels. Il est donc fondamental d'inventer d'autres mécanismes de monétisation, tout en gardant les avantages fonctionnels du web 2.0 que sont les dimensions sociales et participatives. C'est sur cela que nous travaillons.
6. Un aspect de première importance pour un traducteur utilisateur : la localisation (tout au moins dans les principales langues) de Netcipia, qui n'est aujourd'hui disponible qu'en anglais et ne supporte pas Unicode, si j'en crois l'analyse publiée par Mark Wiseman sur Allthewikis. Or d'autres sites basés sur XWiki, comme Mandriva club sont déjà disponibles dans 25 langues et plus. Idem pour des plateformes majeures de blogging comme Wordpress ou Dotclear, déjà localisées dans plusieurs langues ? Donc, outre le wiki, pourquoi ne pas avoir basé le développement de votre offre de blogging sur des solutions open source telles que celles à peine mentionnées, et envisagez-vous de localiser globalement votre plateforme (si oui, à quel horizon) ?
D'un point de vue localisation, cela est prévu dans notre road map, et d'ici fin 2007 Netcipia sera sûrement disponible dans plusieurs langues, dont le français. La dernière mise à jour que nous venons d'effectuer nous permet maintenant de traiter l'Unicode et en particulier les caractères asiatiques. Cela ne représente aucune difficulté technique, puisque comme vous le précisez XWiki est déjà un moteur multilingue. C'est donc actuellement un choix volontaire de notre part que de nous être uniquement concentré sur l'anglais.

Xwiki est actuellement la solution wiki open source la plus avancée en terme d'infrastructure de développement et d'intégration. Les autres produits que vous citez ne possèdent pas de plate-forme de développement intégrée qui permette d'y bâtir de nouvelles applications. Notre objectif fondamental était d'avoir une seule plate-forme pour le blog et pour le wiki, aussi bien technologiquement parlant que d'un point de vue fonctionnel pour l'utilisateur. Nous ne croyons pas en l'avenir de solutions composites dans ce domaine telles que celles de SuiteTwo qui relèvent plus en final de l'usine à gaz technologique et du concept marketing pour occuper le terrain, que d'un véritable produit digne de rendre le service voulu aux utilisateurs.

Notre choix de plate-forme était donc très restreint, et il s'est porté en final sur XWiki. Il se trouve que XWiki est en plus un projet initialement français, ce qui ne nous déplait aucunement ;-) même si Netcipia est une société 100% américaine. Le saoir-faire français en terme technologique est reconnu de toutes parts, la quantité de VP Engineering français dans la Silicon Valley le démontre tous les jours. Mais l'écosystème économique français ne sait pas investir dans la création de startups en leur donnant les moyens nécessaires pour se développer mondialement (ni localement d'ailleurs), d'où le décalage énorme entre notre savoir-faire technologique et nos piètres résultats en matière économique. Il est donc fondamental d'exporter dans la Silicon Valley nos technologies et nos savoir-faire pour pouvoir profiter au mieux des deux mondes.
7. En général, l'heure des bilans s'accompagne d'une planification approfondie de la suite des événements. Quelles sont les prévisions de votre associé, Bruno de Beauregard, et vous, pour Netcipia dans les douze mois à venir, tant en termes de pénétration du marché que de progression économique et de financement de votre développement ?
Tout d'abord nous venons de réaliser notre plus importante mise à jour de Netcipia depuis son lancement. Cette mise à jour concerne l'infrastructure wiki elle-même, et avec les nouvelles fonctionnalités et la liste des services offerts nous entrons dans le top 5 des plates-formes de wiki disponibles au niveau mondial.

Ensuite, au cours du quatrième trimestre de cette année, nous allons mettre à disposition notre nouvelle plate-forme de monétisations de contenus auprès de nos utilisateurs. Ce sera une grande première dans ce domaine. Nous avons bien entendu une roadmap bien chargée pour l'année à venir, et en particulier la création d'un réseau social des utilisateurs de Netcipia, afin de leur permettre de mener un certain nombres d'actions communes.

Nous visons plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs à fin 2008, avec une infrastructure wiki/blog/réseau social considérée comme l'une des plus avancées fonctionnellement parlant. Nous visons également une levée de fonds plus importante nous permettant d'accélérer encore notre capacité de développement et de pénétration du marché, car la concurrence est rude, et il y a encore tellement de choses à inventer. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements du web 2.0 et de cette formidable révolution sociale et participative qu'elle a engendré. Et au fur et à mesure que cette révolution va redescendre dans les usages professionnels, nous allons enfin voir se crystalliser les nouvelles façons de travailler, celles que nous promouvions déjà en France entre 1996 et 2005, à l'époque à travers Mayetic et ses fameux espaces de travail collaboratifs pour tous sur internet, avec un slogan toujours d'actualité, "the new way of working" :-)

La convergence de toutes les nouvelles technologies vers le web 2.0 et les nouveaux usages de masse qu'il a induit, permettent enfin d'atteindre cette maturité nécessaire à une adoption massive, même si elle reste progressive dans les milieux professionels car soumise à une inertie organisationnelle et managériale très forte. L'ère des fichiers et des email est en passe d'être close, et cela pour le bien de tous, car nous allons enfin pouvoir décupler nos capacités de travail, de collaboration et de participation. :-) Bref, d'intelligence collective. Ceux qui n'auront pas compris cela et qui ne sauront pas adopter ces nouvelles technologies dans leur quotidien, seront rapidement dépassés, aussi bien économiquement qu'en terme d'usages.
Commentaire

Parmi différents points de l'interview que je retiens, je voudrais insister sur cet extrait :
Je ne peux pas encore dévoiler complètement ce que va être le véritable concept de Netcipia, il faudra attendre pour cela la sortie officielle de la première version. La seule chose que je puisse dire actuellement est que nous allons offrir un système de monétisation de contenus pour professionnels et toutes communautés au sens large d'utilisateurs ayant du contenu, de la connaissance et du savoir-faire à vendre. Nous sommes partis du constat que les mécanismes de monétisation de contenu actuellement offerts par le Web 2.0, la pub en quasi exclusivité, ne couvrent pas du tout les besoins de l'ensemble des utilisateurs. Pour que la publicité vous rapporte suffisemment d'argent pour que vous puissiez en vivre, il vous faut atteindre des audiences extrêmement importantes, hors de portée de la plupart des gens, y compris des professionnels. Il est donc fondamental d'inventer d'autres mécanismes de monétisation, tout en gardant les avantages fonctionnels du web 2.0 que sont les dimensions sociales et participatives. C'est sur cela que nous travaillons.
Je pense que de nombreuses sociétés cherchent le bon dosage des différents ingrédients qui formeront le cocktail réussi du Web prochaine génération. Ce n'est sûrement pas un hasard si Miguel fait une digression sur Facebook (en dépit de ses limites), vu le bouillonnement qui règne actuellement autour des widgets et des modèles économiques associés.

Ce passage sur un nouveau « système de monétisation de contenus pour professionnels et toutes communautés au sens large d'utilisateurs ayant du contenu, de la connaissance et du savoir-faire à vendre » m'intrigue beaucoup. Wait and see, comme on dit du côté de Palo Alto ! Et souhaitons bon vent et un excellent premier anniversaire à Netcipia. :-)


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vendredi 17 août 2007

Le widget de Facebook "Where I've been" vendu 3M$

Le widget de Facebook "Where I've been" vendu 3M$

Mise à jour : Le widget de Facebook "Where I've been" n'aurait pas été vendu... (merci à François Guillot qui me l'a signalé en commentaire)

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En rédigeant mes précédents articles sur les widgets et les nouveaux modèles économiques associés, j'avais eu l'occasion de découvrir cette "plainte" de Craig Ulliott, victime de son succès, intitulée « J'ai 250 000 utilisateurs ! Et maintenant ? »

En bref, il a développé en mai dernier une application interactive pour Facebook, qui permet aux utilisateurs de signaler les pays qu'ils ont visités :


Or en un mois la masse d'utilisateurs utilisant son appli l'a quelque peu déboussolé. Voici ce qu'il écrivait, probablement en fredonnant la chanson de Bécaud, le 21 juin :
Well my application has become incredibly popular, and I’m very excited about it, don’t get me wrong!
But I’m a freelance developer, not a company, and its put a powerful 4GB $450 a month dedicated server on 3 backbones at maximum load and is pushing 2000GB a month in traffic. It doesn’t make me any money and I’m getting hundreds of comments and emails daily about it.
How can i support it and maintain it? What do i do with it now? its growing at a few users a second, so should i get another server each month?

Mon appli connaît un succès incroyable, c'est génial, ne vous méprenez pas. Mais je suis un développeur indépendant, pas une société, et il faut que je débourse 450$ par mois pour un serveur dédié et 2 To de trafic sur la bande passante. Donc je gagne pas un sou avec ça et en plus je suis inondé de centaines de commentaires et de courriels chaque jour. Comment voulez-vous que j'assure et que je gère ça ? Qu'est-ce que je vais en faire ? J'ai je sais pas combien de nouveaux utilisateurs à la seconde, je vais quand même pas prendre un autre serveur tous les mois !
Bon, et bien le voilà rassuré, puisque son appli a été achetée 3 millions de dollars par Tripadvisor, spécialisé ... dans les voyages ! On s'en serait douté :-)

3 millions en 3 mois, ça ne fait jamais qu'un million par mois. Congrats, Craig.

Cette actu est une brève, certes, mais je suis persuadé qu'avec les widgets ça ne fait que commencer et qu'on va en voir de belles dans les mois à venir... Merci à Tariq Krim de m'avoir fait réfléchir sur le sujet.


P.S. Tiens, puisque je vous en parle, je vous signale le billet de Bill Slawski sur l'historique des brevets de Facebook, qui abat un travail extraordinaire, comme à son habitude, et l'analyse exceptionnelle de Marc Andreesen (via Vinny Lingham).

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dimanche 12 août 2007

Web 2.0 vs. Web 3.0, la suite...


Il y a plus d’un an déjà, je tentais une réflexion personnelle sur l’évolution du Web 2.0 vers le Web 3.0, d’abord sollicité par Jean-François Ruiz.

Ce questionnement reste sous-jacent dans de nombreux débats que j’observe ici et là sur le Web, mais il a été relancé ces derniers jours par les déclarations d’Eric Schmidt, répondant à un auditeur qui lui demandait de définir le Web 3.0.

Les déclarations du CEO de Google ont suscité pas mal de polémiques sur sa vision du Web 2.0 (un concept marketing) et sur ses prévisions concernant le Web 3.0.

C’est ici qu’intervient Nicholas Carr, le « poil à gratter » de Didier Durand, dont le billet reprenant et analysant l’épisode à peine décrit m’a enthousiasmé. Je lui ai donc demandé l’autorisation de le traduire, et il me l’a gentiment accordée.

Son billet s’intitule Qu’est-ce que le Web 3.0 ?, et je commence la traduction à partir de « Web 3.0 is all about… » :
… le Web 3.0, c’est la simplification et la démocratisation du développement logiciel, avec les internautes qui commencent à puiser dans les outils et les données essaimés dans le « cloud », le « nuage Internet », pour concocter des applications personnalisées qu'ils partagent ensuite « viralement » avec leurs amis et collègues. Selon Schmidt :
Ma prévision, c’est qu’au final le Web 3.0 sera considéré tel un ensemble d’applications modulaires [ayant en commun] un certain nombre de caractéristiques : ce sont des applications légères ; les données sont éparpillées dans l’Internet ; les applications peuvent être embarquées sur n'importe quel dispositif, PC ou portable ; elles sont extrêmement rapides et personnalisables ; en outre elles sont distribuées de façon essentiellement virale, à savoir par les réseaux sociaux, le courriel. Plus besoin d’aller au magasin pour les acheter. C’est un modèle applicatif très différent de que nous connaissions jusqu’à présent dans l’informatique … probablement destiné à s’étendre, s’étendre. Les barrières à l'entrée sont très basses. La nouvelle génération d’outils annoncée aujourd'hui par Google et d'autres sociétés les rendent relativement faciles à concevoir et utiliser ; [elles] résolvent beaucoup de problèmes et fonctionnent sur tout et partout.
Voici donc – quelle surprise ! - une vision d’informatique en réseau qui cadre parfaitement avec les intérêts commerciaux et technologiques de Google, opposée aux applications propriétaires et aux entrepôts de données (sauf lorsqu’elle les contrôle) juste parce que les sites et les applications fermés contrastent avec les trois principaux objectifs de Google, omniprésents et interdépendants (dixit Didier Durand) :
  1. nous faire passer la majeure partie de notre vie en ligne
  2. rendre cette actitivité virtuelle traçable et transparente
  3. sponsoriser les services gratuits utilisés lors de cette activité par de la publicité
(« En ligne » englobe tout ce qui est médié par Internet, et pas seulement la face apparente des choses qu’on peut visualiser sur un écran de PC.)

En d’autres termes, cela revient à dire que l’ensemble des applications et des données sont tout simplement complémentaires au cœur de métier de Google – la pub –, et par conséquent que Google a tout intérêt à détruire les barrières - économiques, technologiques ou légales – qui brident les applications logicielles et les données. Et presque tout ce que fait la société, de la construction de ses centres de calcul à l’achat de fibre optique pour déployer le wi-fi gratuit, en passant par son combat contre les droits de propriété intellectuelle afin de soutenir la communauté open source et rendre gratuitement disponibles l'information et les applications logicielles, tout cela tend à l’élimination des barrières.

Dans la culture du Googleplex, l’évolution des générations Web doit ressembler à quelque chose du genre :
  • Web 1.0 : le Web comme une extension des disques durs de nos PC (et de nos Mac...)
  • Web 2.0 : le Web comme une plateforme applicative complémentaire aux systèmes d’exploitation et aux disques durs
  • Web 3.0 : le Web comme l’informatique universelle en grille destinée à remplacer systèmes d’exploitation et disques durs
  • Web 4.0 : le Web comme intelligence artificielle complémentaire à la race humaine
  • Web 5.0 : le Web comme intelligence artificielle se substituant à la race humaine
Une théorie élégante et branchée, certes, mais il y a un hic. La définition du Web 3.0 proposée par Schmidt semble être en conflit avec la définition dominante, qui représente le « Web 3.0 » comme un synonyme de ce qu’on avait coutume d’appeler (aujourd’hui encore, d’ailleurs) « le Web sémantique ». Vu sous cet angle, le Web 3.0, c’est la création d’un langage plus riche et significatif pour faire communiquer les machines entre elles sur Internet, et leur permettre de mettre en œuvre de nombreuses fonctions interprétatives actuellement accomplies par les personnes, avec en perspective des niveaux d'automation jamais connus jusqu’alors.

Dans la culture « Web sémanticienne », l’évolution des générations Web doit ressembler à quelque chose du genre :
  • Web 1.0 : le Web où les personnes parlent aux machines
  • Web 2.0 : le Web où les personnes parlent aux personnes (par le biais des machines)
  • Web 3.0 : le Web où les machines parlent aux machines
  • Web 4.0 : le Web comme intelligence artificielle complémentaire à la race humaine
  • Web 5.0 : le Web comme intelligence artificielle se substituant à la race humaine
Donc, s’il est vrai que ces deux visions se rejoignent et finissent par nous faire confluer vers un monde meilleur, où les machines externalisent l'universel
slavesourcingcrowdsourcing de l'intelligence et du travail humains, la confusion qui règne encore sur la nature du Web 3.0 reste problématique.

Voici donc où nous en sommes, en 2007, à mi-chemin de ce parcours, sans avoir su dégager une définition consensuelle décente du Web 2.0 et avec des définitions encore contrastées de la prochaine génération Web.

Or sont-elles vraiment si contrastées ? Je pense plutôt que le conflit apparent entre ces définitions demeure superficiel, résultant des différences de visions adoptées par Schmidt (une vision centrée « applications ») d’un côté, et par les Web sémanticiens (une vision centrée « communications ») de l’autre.

Donc, juste pour rendre service à la communauté, laissez-moi mettre mon masque de Tim O'Reilly et vous offrir ma propre définition du Web 3.0, assez large pour y fourrer côte à côte la définition Web sémanticienne traditionnelle et celle des mashups dopés aux stéroïdes d'Eric Schmidt :
« Le Web 3.0, c’est la désintégration des données numériques et des logiciels dans des composants modulaires qui, grâce à l'utilisation d’outils simples, peuvent être réintégrés à la volée dans de nouvelles applications ou fonctions, autant par les machines que par les personnes. »
Voilà. Bourrez tout ça dans votre Yahoo pipe et tirez-vous une bouffarde.
Excellent, je vous dis ! Merci encore à Nicholas Carr. :-)


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dimanche 5 août 2007

Yahoo! + Hadoop = Yadoop?

Yahoo! + Hadoop = Yadoop?

Sur ce blog je parle souvent de Google, plus rarement de Microsoft (une société que je n'aime pas parce qu'elle a le tort d'avoir fait de moi et de millions d'autres des utilisateurs captifs, sans parler des lubies de l'ami Steve...) et encore moins de Yahoo!, que je trouve ennuyeux, malgré de nombreux services particulièrement réussis, dont Yahoo Pipes, auquel je finirai bien par consacrer un billet (en attendant...).

Or voilà que dans cette grisaille perce une information (via John Battelle), qui a tout d'une révolution, silencieuse certes, pour l'instant, mais extrêmement puissante et riche en potentialités, notamment dans la lutte incessante qui oppose l'ogre de Mountain View (dont je connais et apprécie les intemporels) au dauphin de Sunnyvale (dont j'ignore toujours sur quoi ils entendent focuser vraiment ;-) pour la suprématie du Web...

Dans son billet, intitulé Le pari de Yahoo! sur Hadoop, Tim O'Reilly (vieille connaissance à J-B :-) précise que Yahoo! a officiellement déclaré son soutien au projet Hadoop et nous explique en quoi cela est important et peut changer la donne, à travers les mots de Jeremy Zawodny :

[MàJ - 21 février 2008] Voir une interview au bas de ce billet...
Realizing that a growing number of companies and organizations are likely to need similar capabilities, we got behind the work of Doug Cutting (creator of the open source Nutch and Lucene projects) and asked him to join Yahoo to help deploy and continue working on the [then new] open source Hadoop project.

Ayant réalisé qu'un nombre grandissant de sociétés et d'organisations ont vraisemblablement besoin d'avoir de telles capacités, nous avons décidé de supporter les travaux de Doug Cutting (créateur des projets libres Nutch et Lucene), et lui avons demandé de rejoindre les rangs de Yahoo pour nous aider à déployer et poursuivre le développement du [nouveau] projet open source Hadoop.
Donc, petit glossaire Wikipedia :
  • Lucene est un moteur de recherche libre écrit en Java qui permet d'indexer et de rechercher du texte. C'est un projet open source de la fondation Apache mis à disposition sous licence Apache. Il est également disponible pour les langages Ruby, Perl, C++.

  • Nutch est une initiative visant à construire un moteur de recherche open source. Il utilise Lucene comme bibliothèque de moteur de recherche et d'indexation. En revanche, le robot de collecte a été créé spécifiquement pour ce projet.
    L'architecture de Nutch est hautement modulaire et permet à des développeurs de créer des plugins pour différentes phases du processus: récupération des données, analyse des documents, recherche, etc.
    Doug Cutting est l'initiateur et le coordinateur de ce projet.
    Il est entièrement développé en Java, mais les données qu'il manipule sont dans un format indépendant de tout langage de programmation. En juin 2003 a été présenté une version opérationnelle d'une démonstration de Nutch sur une base regroupant 100 millions de documents.

  • Hadoop est un sous-projet de Lucene qui contient le Hadoop Distributed Filesystem (HDFS) qui rappelle le Google File System ainsi que l'implémentation de MapReduce intitulé HadoopMapReduce qui était auparavant développé par le projet Nutch.
En termes plus simples, Jérôme Charron, le Monsieur Nutch français, nous dit ceci :
Nutch constitue une alternative transparente aux moteurs de recherche commerciaux. Seuls les résultats d'un système de recherche open source peuvent être garantis comme n'étant pas faussés (ou du moins le biais serait public). Tous les principaux moteurs de recherche ont des formules de classement propriétaires et n'expliqueront jamais pourquoi telle ou telle page a été classée d'une certaine façon. De plus, certains moteurs de recherche choisissent les sites à indexer en échange d'une rémunération plus que sur la valeur intrinsèque du site. Nutch, lui, n'a rien à cacher et n'a aucune raison de fausser ses résultats ou son crawling si ce n'est pour donner à chaque utilisateur les meilleurs résultats possibles.
En janvier dernier, après lui avoir signalé un lien sur le sujet, Jérôme me répondait :
En effet, un lien qui me fait très plaisir et qui montre bien à quel point le trio Lucene/Nutch/Hadoop est à prendre très au sérieux comme solution technologique lors de la mise en place d'un moteur de recherche d'envergure. Je suis persuadé que certains moteurs "professionnels" en ligne ne disposent pas de toutes les fonctionnalités de Nutch et en particulier de sa capacité à être déployé sur un large cluster de machines (à la google).
Dans un autre courriel, il précisait :
  • Nutch est architecturé pour pouvoir supporter des quantités de documents énormes (l'idée est d'avoir un google open source).
  • Il est basé sur le framework Hadoop (supporté par Yahoo!) pour la répartition de charge sur un cluster qui peut scaler "à l'infini" (en fonction des besoins) à la Google ou Amazon
  • Il dispose d'un système de plugins très bien fait et très performant permettant de facilement plugger des bouts de code spécifiques.
  • Il a été éprouvé dans de très nombreux projets réels.
C'est d'ailleurs au trio Lucene/Nutch/Hadoop qu'il devait penser en écrivant sa série "Le Google Killer", ici et , avant d'abandonner la partie, de guerre las (c'est moi qui interprète, mais il me dira si je me trompe). Donc j'espère et je suis sûr que la tournure que prennent les choses vont lui redonner du baume au cœur, même si avec Yahoo! supportant le projet, il est probable que les considérations commerciales ne seront pas tout à fait absentes. Mais, bon...

En attendant, lorsque Yahoo! met sa puissance financière au service de Hadoop, cela se voit ! À commencer par la salle des machines :


À suivre...


Liens connexes : , , , , , ,

samedi 4 août 2007

Feu d'artifice du 14 juillet devant la tour Eiffel

Feu d'artifice du 14 juillet devant la tour Eiffel

Mettons un peu de côté les choses sérieuses, place au divertissement, après tout c'est la période des vacances ! Et en plus aujourd'hui c'est ma fête. Cette année j'ai eu le privilège de voir le feu d'artifice du 14 juillet au pied de la tour Eiffel et face au Trocadéro, sur les berges de la Seine. Une féerie !


Excellente qualité de son, image un peu pixellisée, surtout sur grand écran. :-)

15 secondes de patience, et ça démarre...

De l'autre côté du Champ de Mars, où étaient rassemblées environ 600 000 personnes, un concert de Michel Polnareff avait été organisé, mais nous étions trop loin pour en profiter.

Si vous entendez quelqu'un qui répète à longueur de temps "mamma mia", c'est juste moi, soufflé par la beauté du spectacle, sur fond de musiques de film :

- Paris « poésie » (Les Lumières de la Ville, Amélie Poulain…)
- Paris « action » (Il était une fois dans l’Ouest, James Bond…)
- Paris « dramatique » (Dancer in the Dark…)
- Paris “amour” (In the Mood for Love…)
- Paris « grands spectacles » (Star Wars…)
- Paris « musical » (Moulin Rouge, Mary Poppins…)

Celles et ceux qui comprennent l'italien entendront mon fils (5 ans et demi) me dire (à 12') "Papa, c'est quand le spectacle". Faut dire qu'après toute la journée en vadrouille, il était un peu fatigué, Paul. :-)

Le voici devant l'Hôtel de Ville (on dirait pas...)


À noter également un Mon Dieu par Édith Piaf (à 16') qui donne des frissons (la chanson est perturbée sur la fin par une sirène d'ambulance).

Final de ma vidéo sur Star Wars... Ça c'est du feu d'artifice !

* * *

Ayant lu sur un gratuit que la Ville de Paris avait fait appel à la société italienne Parente, j'ai voulu en savoir plus.


J'ai découvert par ailleurs que le même jour, la même société tirait un feu d'artifice à Venise, la Sérénissime, à l'occasion de la fête du Rédempteur.


Décidément, la société pyrotechnique ne fait pas mentir son slogan de magicien des feux d'artifice. Paris et Venise le même jour, ils pourront ajouter ces deux belles références à leur catalogue (cliquez sur l'image pour le télécharger, PDF 3,5Mo).


Voilà. En espérant que cette carte postale de mon séjour à Paris vous aura plu.




P.S. Tiens, puisque je suis en veine, voici une photo prise par notre fils :


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jeudi 2 août 2007

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

La nouvelle vient de tomber, Facebook rencontre Netvibes: le widget Facebook est arrivé ! (également posté en anglais par Karim, Facebook Meet Netvibes: Netvibes Introduces the Facebook Widget), et, très franchement, là je suis soufflé !

Voici donc l'épilogue inattendu de ma trilogie sur la Widget Wars (avec au passage un petit grand clin d'œil au Chauffeur de buzz...), Netvibes publie son premier widget Facebook deux jours à peine après la publication du dernier de mes trois précédents billets consacrés, dans l'ordre :
  1. Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets)
  2. Widgets business models (are widgets the next big thing?)
  3. Widgets et modèles économiques

À croire que Tarik a suivi mon conseil : So, now, WidgUp Netvibes!, qui concluait le premier billet, publié le 27 juillet ; les deux autres ont été mis en ligne les 30 et 31 juillet, alors que sur les blogs de Netvibes le premier billet sur les Univers est sorti le 1er août (ici en anglais, avec l'introduction, entre autres, d'une page privée et d'une page publique), et celui sur le widget Facebook aujourd'hui : en italien, on dirait que c'est un "tempisme" parfait, terme intraduisible littéralement, qui signifie "sens de l'opportunité", au bon moment, qui tombe à pic, quoi !

Pour autant, au-delà de l'effet d'annonce que ne va pas manquer de susciter la nouvelle un peu partout dans le monde sur Internet, la question qui va vite se poser, vu les antécédents, est celle du modèle économique de Netvibes, dont la sortie d'un widget Facebook n'est apparemment que le premier pas...

Suite à la rédaction des précédents billets, je préparais un article sur Facebook sous un angle économique, donc quelle meilleure occasion que de le publier sans tarder, puisque dans le cas présent, qu'on m'excuse pour ce zeste de vanité, j'ai l'impression que c'est l'actualité qui colle à Adscriptor plutôt que le contraire !

* * *

Dans mes précédents billets, j'ai tenté de décrypter ce que représentaient les widgets et les interactions en jeu, en indiquant que, selon moi, une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets allait se jouer avec la répartition des revenus entre les différents acteurs...

Netvibes et Facebook, dans le cas qui nous occupe. Il est clair que les accords pris, s'il y en a (d'habitude, les widgets sont installés sur Facebook, alors que celui-ci est installé sur Netvibes, d'où l'analyse de Read/Write Web alors que la compétition entre réseaux sociaux continue de monter), ne seront pas divulgués, même si certains chiffres commencent à percer du côté de Facebook, dont la progression fulminante est presque le quadruple de celle de MySpace en un an : 270% contre 72%, selon comScore, et près de 300% en progression journalière !


Ainsi, dans le sillage de son incroyable succès, Facebook aurait doublé ses prix en quatre mois, de février à juin ! Exemple chiffré : de 150 000 à 300 000 $ pour parrainer un groupe. En outre, pour parrainer une seule page, le bon vieux CPM serait autour de 10$.

Pourtant, selon Lance Tokuda, Rockyou obtiendrait un taux de conversion de 20$ au CPM, soit le double (avec, là encore, un profit de 100%, plus selon Ouriel Ohayon et Michael Arrington), d'où la création de Super Wall API, le réseau de pub de Rockyou, la régie qui monte...

Voilà pour ce bref panorama, qui conclut pour l'instant mes réflexions sur la prochaine révolution des widgets. D'ores et déjà, il est clair que les choses se mettent au beau fixe pour Facebook (qui pourrait tenter une introduction en bourse, et devient une proie de plus en plus appétissante, en dépit de quelques éléments négatifs...). En ira-t-il de même pour Netvibes ? À l'heure des questionnements, c'est tout le bien que nous leur souhaitons. Et dire qu'il y a quinze jour à peine j'ignorais tout des widgets !


Liens connexes :
  1. Facebook par Francis Pisani
  2. Facebook et les entreprises
  3. Corporates Blocking FaceBook
  4. Top 10 Facebook Apps, by Robert Scoble
  5. Newbie's guide to Facebook
  6. How to Develop a Hit Facebook App: 29 Essential Tools and Tutorials (via Guy Kawasaki)
  7. Facebook given $6bn price tag

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