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dimanche 30 septembre 2007

Le circuit communicationnel de la traduction


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Traduction = Communication
Le circuit communicationnel de la traduction
Conclusion : choisir un prestataire de service digne de ce nom

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Traduction = Communication

Je commence ce billet en me citant moi-même dans Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu :
Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...
- Question aux entreprises : confiez-vous votre communication au premier venu ?
- Réponse : non, jamais.

- Question corollaire : confiez-vous vos traductions au premier venu ?
- Réponse : oui, souvent.

- Pourquoi ce hiatus ?
- Parce qu'une large majorité de clients pensent encore - contre toute logique, sinon la logique du portefeuille - qu'il suffit de baragouiner une langue avec plus ou moins de bonheur pour savoir traduire.

C'est ainsi qu'ils n'hésitent pas une seconde à confier leur documentation institutionnelle, voire leur correspondance commerciale, à des soi-disant traducteurs ayant pour seul mérite d'être les moins-disants, avec comme seul critère d'attribution du marché le prix le plus bas possible...

En passant outre les compétences et la qualité, et en ignorant totalement que la traduction est une opération complexe, qui suit son propre circuit communicationnel. [Début]

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Le circuit communicationnel de la traduction

Je vais donc tenter de clarifier les choses en vous proposant une explication de ce qu'est, selon moi, le véritable circuit communicationnel de la traduction, en m'inspirant à ma manière de diverses théories de la communication et en détaillant chacune des étapes. En septembre 2004, j'avais mis au point l'illustration suivante :


En bref, en mixant plusieurs modèles de communication, vous avez :

1. une source d'information (qui)
2. un message à transmettre sous forme de signal (dit quoi)
3. un émetteur qui va coder le signal (comment)
4. un canal de transmission qui va véhiculer le signal (par quel canal)
5. un récepteur qui va décoder le signal pour recomposer le message et restituer l'information qu'il contient (à qui)
6. un feedback, ou rétroaction (avec quel effet en retour)

Or lorsqu'on parle de communication interpersonnelle, on donne généralement pour acquis qu'il y a compréhension entre émetteur et récepteur parce qu'ils parlent la même langue. Un postulat faussé dès le départ lorsqu'ils parlent deux langues et que l'un ne comprend pas celle de l'autre. Soit le lot quotidien d'environ 7 milliards de terriens dans une infinité de lieux et de circonstances !

Donc si l'on met de côté les aspects techniques pour nous concentrer sur le cheminement entre l'émission d'un message en langue A par son auteur et sa réception en langue B par son destinataire - ce qui est une définition de la traduction -, nous obtenons les correspondances suivantes en termes de communication :

1. une source d'information (qui) (auteur)
2. un message à transmettre sous forme de signal (dit quoi) (message en langue A)
3. un émetteur qui va coder le signal (comment) (codage en message source)
4. un canal de transmission qui va véhiculer le signal (par quel canal) (traduction)
5. un récepteur qui va décoder le signal pour recomposer le message et restituer l'information qu'il contient (à qui) (destinataire du message cible décodé en langue B)
6. un feedback, ou rétroaction (avec quel effet en retour) (y a-t-il perte - ou gain - d'information, satisfaction ou insatisfaction sur la qualité du message traduit)

Première observation : d'aucuns pourraient s'étonner que je place la langue entre l'auteur et le message source, ou entre le message cible et le destinataire.

L'explication est simple : pour le créateur, ou pour le traducteur, il n'y a jamais UNE SEULE façon de coder son message, puisque chaque langue autorise de nombreuses variantes de codage, ce qu'on appelle le registre de la langue. Entre "veuillez partir s'il vous plaît" et "casse-toi", le message est le même mais la formulation diffère quelque peu...

Le codage du message source - et cible - change donc en fonction des buts de la communication, des destinataires, des lieux, des circonstances, etc. Les critères sont multiples. Interviennent aussi le bruit (ce que j'appelle le parasitage linguistique, comme par exemple une mauvaise maîtrise de la langue, du style, de la syntaxe, de la grammaire, de l'orthographe, etc.) et les filtres (culturels, religieux, familiaux, sociaux, etc.), susceptibles de modifier ou perturber la clarté de l'information. Ainsi, chaque message est influencé par une infinité de variables, conscientes ou non.

Il n'est pas rare qu'un ingénieur, un avocat, un médecin, etc. - tout expert dans son domaine -, ne sache pas s'exprimer correctement dans sa langue. Un traducteur qui exerce le métier depuis longtemps a sans aucun doute des centaines d'exemples à sa disposition, où il finit par produire un texte d'arrivée nettement plus intelligible que le document de départ.

Quant au processus de TRADUCTION proprement dit, qui se base sur les compétences intrinsèques du traducteur ET sur les aspects techniques que représentent la localisation et/ou la traduction assistée par ordinateur (ça peut aller de la traduction automatique sur les moteurs aux environnements d'aide à la traduction, de la gestion terminologique à l'exploitation des mémoires de traduction, du bitexte ou du corpus multilingue au glossaire en ligne et au moteur spécialisé, etc.), c'est le canal qui va permettre de véhiculer le message d'une langue à l'autre.

Dans une opération de mise en équivalence du message - et non pas des termes, ou des mots (distinguo d'une importance cruciale que j'ai détaillé dans une analyse de la traduction technique professionnelle) -, qui consiste pour les traducteurs à augmenter « l'élasticité de la langue », à former « des ponts entre les peuples », dixit Victor Hugo...

Vous remarquerez enfin sur mon graphique les deux coupures qui peuvent éventuellement interrompre le message, soit en amont si l'intégrité de l'information ne passe pas entre message source et message cible pour cause d'incompréhension, de mauvaise traduction, etc., soit en aval dès lors que le destinataire du message n'est pas capable de juger l'adéquation entre source et cible, ou qu'il s'en fout complètement, ce qui n'est pas rare non plus. :-)

Ceci étant, sur le curseur qui va de la satisfaction à l'insatisfaction, il peut y avoir mille situations selon la compétence / l'incompétence des uns et des autres... [Début]

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Conclusion : choisir un prestataire de service digne de ce nom

Voilà. Donc si votre PME fait partie des entreprises européennes qui « subissent de fortes pertes commerciales, faute de disposer de compétences linguistiques suffisantes », et si par un heureux hasard, vous y êtes prescripteur de traductions et que vous avez eu le courage et la patience de lire jusqu'ici, j'ose espérer que vous confierez votre prochaine traduction ou la localisation de votre site corporate à un prestataire de service digne de ce nom.

Comme Translation 2.0, par exemple (mais c'est juste un exemple :-).

Car sachez qu'en règle générale, la qualité d'une traduction finit toujours par être proportionnelle au prix qu'on la paye - ou qu'on est disposé à la payer. La communication multilingue est un métier, et comme tout métier, ça ne s'improvise pas ! [Début]


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vendredi 28 septembre 2007

Recherche locale + recherche verticale = OpenList!

Recherche locale + recherche verticale = OpenList !

Hier Marchex (société cotée depuis fin 2003) a mis en ligne une version étendue d'OpenList.com, en ajoutant au hub 50 000 sites d'un coup, ce qui porte de 100 000 à 150 000 le nombre de sites thématiques locaux.

À l'heure où il est grandement question de recherche locale et verticale, ça tombe à pic !


Initialement lancé fin juin 2007, le réseau a vu son nombre moyen de visiteurs augmenter de 20% par rapport au trimestre qui a précédé le lancement des 100 000 premiers sites (si on peut dire !), achetés en 2004.


Cet immense répertoire, disponible uniquement pour les États-Unis, liste 15 millions de sociétés réparties dans plus de 20 000 catégories.

Des chiffres impressionnants, non seulement par leur taille, mais également parce que grand nombre des visiteurs arrivent sur ces sites par la navigation directe en court-circuitant les moteurs.

Là encore, les noms de domaine sont à ma connaissance l'une des seules alternatives pour aller sur un site sans passer par GYM & co.

D'autre part, comme il se doit aux U.S., de plus en plus, Marchex développe également les sites en espagnol à destination de la communauté hispanique.

Les pubs du réseau sont servies par la société en collaboration avec Yahoo! Marchex prévoit de dégager entre 144 et 150 millions $ de revenus en 2007.

Il y aurait encore beaucoup de choses à en dire, mais je n'ai pas le temps pour l'instant. Par contre les commentaires sont à disposition pour étoffer le sujet...


P.S. À signaler également que la société a enregistré environ 80 000 noms de domaine correspondant aux codes postaux américains, du genre 90210...

Lien connexe : The Web's local mogul (à lire absolument si le sujet vous intéresse. Comme dit l'article, aucun acteur ne domine aujourd'hui sur les marchés locaux, ni Google, ni Yahoo, ni Microsoft, ni même Craigslist !)

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mercredi 26 septembre 2007

Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu


Après le sourire, les choses sérieuses.

Un communiqué de presse a été publié cette semaine pour annoncer mon entrée dans Primoscrib, repris en intégralité sur Studio92.eu, nouvelle « bêta » du site de ma société en attendant la version définitive.

Extraits (c'est moi qui souligne) :
- « L'expérience de Jean-Marie Le Ray et sa connaissance du monde de la traduction seront un accélérateur de développement pour Primoscrib. Nous sommes une entreprise encore jeune et nous apprenons tous les jours. Le fait que Jean-Marie soit également un personnage reconnu sur le Web a été un élément déterminant dans notre association. Nous nous donnons ainsi les moyens de notre ambition : faire de Primoscrib un acteur majeur de la communication multilingue sur Internet », déclare Sylvain Renouf, cofondateur de Primoscrib.
- « Pour Studio92.eu, société créée il y a près de dix-neuf ans, la prise de participation de son administrateur dans Primoscrib signifie s'associer à une entreprise dynamique et tournée vers l’avenir, capable de se hisser en peu de temps aux premiers rangs du secteur en France, afin d'élargir la traduction en lui appliquant toutes les recettes qui ont fait le succès du Web 2.0 : logique ouverte et participative, outils communautaires, syndication et catégorisation des ressources (tags), etc. Autant d'ingrédients indispensables pour concevoir et réussir un projet ambitieux ! », explique Jean-Marie Le Ray.
Primoscrib, société de traduction fondée par Sylvain Renouf et Stéphane Barrier, est une société jeune fortement positionnée vers l'international, et donc vers l'Internet, qui s'est fixée pour but de « répondre aux problématiques liées à la compréhension sur le Web de contenus écrits dans une langue étrangère ». Une compréhension qui aille bien évidemment au-delà des joies de la traduction automatique...
Avec 20% de croissance annuelle et une expertise allant du médical à la coupe du monde de rugby en passant par la mode et le luxe, Primoscrib affiche des résultats qui ne craignent pas d'être soumis à l'évaluation de ses clients, qui notent les traductions de leur fournisseur : actuellement, pour 98 traductions notées, un taux de satisfaction de 99,63% ! No comment, diraient nos amis anglo-saxons...

Une approche innovante, donc, qui m'a séduit d'autant plus que je partage, depuis longtemps, les mêmes objectifs d'excellence pour la traduction technique professionnelle : qualité, écoute et sensibilisation des clients, des autres bureaux de traduction, et des traducteurs, desquels il ne faut pas toujours s'attendre à ce qu'ils résolvent ... la quadrature du triangle !

Ceci dit, maintenant que la traduction est entrée de plain-pied dans une époque de transformations profondes pour la profession, à l'heure de la localisation et du Web (d'où le titre du communiqué : Traduction ET Internet), il serait bon - à l'instar de la transition du Web 1.0 au Web 2.0 - que Translation 1.0 évolue vers Translation 2.0...

D'où la tentative de réaliser « Translation 2.0 Open Project, the TOP one! » (TOP² pour les intimes), un projet destiné à réunir « innovation technologique » et « usage communautaire », afin d'appliquer ce binôme :
  • en particulier à la traduction et aux traducteurs,
  • en général à l'appréhension et l'utilisation du multilinguisme sur Internet par les non-traducteurs (autrement dit les internautes dans leur grande majorité).
En résumé :


De fait, comme son nom l’indique, le Translation 2.0 Open Project s’inscrit résolument dans la mouvance du Web 2.0, l’évolution actuelle de l’Internet qui intègre aux couches technologiques du Web 1.0 les dimensions sociales et collaboratives, avec en point d’orgue l’appropriation toujours plus poussée et interactive du média Web par les internautes.
Ainsi, les deux axes porteurs que nous avons retenus comme lignes directrices d’orientation et de développement sont : rupture & opportunité.


Rupture avec le passé (Translation 1.0), et opportunité pour l’avenir (Translation 2.0) : verticalisation en ordonnée, ouverture en abscisse.
J'avais évoqué à plusieurs reprises sur ce blog le développement d'un moteur de recherche terminologique multilingue, vous comprenez maintenant que Translation's 2.0 n'est qu'une brique de l'ensemble du projet TOP², au côté de nombreuses autres briques : conception et intégration de milliers de ressources terminologiques riches (comme XBRL.name, par exemple), développement d'une fiche terminologique 2.0, etc.

Je ne peux guère en dévoiler davantage pour le moment, mais le blog de translation2.com sera bientôt en ligne pour suivre de près l'évolution du projet. Voire y participer, ce que nous souhaitons vivement...
Restez branchés sur Adscriptor, je vous tiendrai au courant, si vous me permettez cette métaphore ... électrique. :-)


P.S. Je m'en voudrais de consacrer ce premier billet à Translation 2.0 Open Project sans remercier publiquement Sylvain et Stéphane de m'avoir fait confiance. L'aventure promet d'être belle et excitante (en tout bien, tout honneur !). Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...

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Le dilemme de Microsoft : Facebook ou Yahoo !?

Le dilemme de Microsoft : Facebook ou Yahoo ?

Cornélien ! Facebook ou Yahoo ? Yahoo ou Facebook ?

Dans l'une de mes dernières analyses de GYM (Google, Yahoo, Microsoft), j'insiste sur le fait que décidément Ballmer ne digère pas la troisième place de Redmond sur Internet. Et notamment dans la publicité, ce dont témoignent les dernières initiatives de Microsoft pour contrer Google...

Comme le suggère justement Greg Sterling :
Microsoft needs traffic and reach, and you can bet that it will make some sort of big investment in the next several months or year. The only question is, what will it be?
Oui, Microsoft a absolument besoin d'une couverture et d'une audience plus larges, et vous pouvez parier que la société fera un investissement considérable dans les prochains mois ou dans l'année à venir. La question, c'est de savoir sur qui Microsoft jettera son dévolu : Facebook ou Yahoo! (ou AOL) ?

Voilà plus d'un an que je suis persuadé que Microsoft et Yahoo auraient intérêt à fusionner d'une manière quelconque (je ne parle pas ici des modalités possibles) :
  1. Microsoft pourrait faire l'acquisition de Yahoo ou d'eBay (juin 2006)
  2. Pourquoi Yahoo est-il une proie convoitable par Microsoft ? (novembre 2006)
  3. La fin de GYM se dessine, lentement mais sûrement... (mars 2007)
  4. Microsoft - Yahoo : la machine s'emballe (mai 2007)
Je pense que l'accord serait gagnant-gagnant, tant pour Microsoft que pour Yahoo!, puisque tous deux semblent vraiment avoir perdu le cap sur Internet.

Or lorsqu'il s'agit de navigation, perdre le cap n'est jamais bon... Et, surtout, tous deux semblent pour l'instant incapables de récupérer leur retard, qui ne cesse de se creuser.

Donc, pour l'instant, je conclurai par ces mots de Douglas A. McIntyre :
Microsoft is out of time in terms of getting an internet strategy to work. If not Facebook, why not Yahoo!.
Microsoft a déjà perdu le train pour mettre en place une stratégie qui marche sur Internet. Donc si ce n'est pas Facebook, pourquoi pas Yahoo! ?

[MàJ - 26 sept. 2007] Pour les sceptiques, je signale que l'article du New York Post pris en référence au début de ce billet est signé Peter Lauria, le journaliste qui avait sorti le scoop en mai dernier, avant tout le monde, avant que l'info ne soit reprise à grande échelle et fasse le tour de l'Internet...



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P.S. Rien à voir avec ce qui précède, quoique ! En cas de fusion, les deux sociétés pourraient être amenées à revoir certains éléments de branding...


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mardi 25 septembre 2007

Communication : mon premier contrat !

Communication : mon premier contrat !

Ce matin, en lisant mon courrier, j'ai eu l'heureuse suprise de découvrir qu'on me passait commande pour rédiger un publirédactionnel. C'est la première fois depuis mars 2005, date d'inauguration d'Adscriptor. Presque un rêve !

Le donneur d'ordre est le Studio 92 Snc, dont je reproduis ci-après la lettre que m'a envoyée son administrateur, Jean-Marie Le Ray (encore un cas flagrant d'homographie patronymique !) :
Très cher,

Les hasards de l'Internet m'ayant conduit sur votre blog, et notamment sur la dernière phrase de ce billet, d'emblée mon attention a été capturée par la haute tenue de votre écriture Web : un style ébouriffant, un propos pertinent, un raisonnement limpide, on sent le pro !

D'ailleurs c'est gravé au frontispice d'Adscriptor : « Confiez-moi vos idées, je les traduirai en mots. C'est mon métier ! » Quelle cohérence ! Quel souffle !

C'est clair, vous réunissez là les deux plantureuses mamelles du concepteur-rédacteur !

Outre un lectorat si vaste et qualifié que les statistiques du Chauffeur de Buzz font pâle figure à côté des vôtres. ;-)

Or étant moi-même dépourvu de talent littéraire et de verve, je me permets de compter sur vous pour obvier à cette double lacune. D'où ma requête : accepteriez-vous - contre espèces sonnantes et trébuchantes, il va sans dire - de rédiger un article de fond sur ma société ?

En deux mots, Studio92.eu est une société majeure (puisqu'elle va gaillardement vers sa 19ème année) du PIF qui traduit, conseille, optimise, localise et développe moteurs de recherche (comme Google, oui, oui) et glossaires multilingues. Entre autres projets...

Que je vous laisse donc le soin de présenter, vous trouverez ci-jointe la documentation nécessaire.

Votre dévoué,

JML
Dont acte. Le temps d'étudier les documents reçus, et je vous reviens avec un publirédactionnel tout beau tout neuf, qui s'intitulera « Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu »...

Stay tuned ! comme on dit dans l'arrière-pays :-)


P.S. Modeste est mon deuxième prénom...

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Microsoft sur tous les fronts : Google, Facebook et al.

Microsoft sur tous les fronts : Google, Facebook et al.

Microsoft et Google
Microsoft et Facebook
Microsoft et al.

Microsoft et Yahoo!

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Microsoft et Google

Dans le sillage des 10 raisons de ne pas utiliser Google Apps, Microsoft a décidé de s'adjoindre les services de Burson-Marsteller (via TomHtml), une société spécialisée dans les actions de lobbying.

B-M aurait ainsi créé pour le compte de Microsoft l'Initiative for Competitive Online Marketplaces, un groupe dont le but est de mener des campagnes contre l'acquisition de DoubleClick par Google.

Selon Nick Mathiason :
The Observer a mis la main sur un email envoyé par un directeur de Burson-Marsteller à plusieurs entreprises UK de premier plan, où il les invite à argumenter contre la domination de Google dans la recherche auprès de politiciens, d'autorités de régulation et de différents médias.

Dans ce courriel, il leur demande d'adhérer à une nouvelle organisation - Initiative for Competitive Online Marketplaces -, qui devrait faire dans les semaines à venir une série d'annonces sur Google, sur le respect de la vie privée sur Internet et sur les droits d'auteur.

L'auteur de l'email, Jonathan Dinkeldein, un des directeurs de B-M, a également admis que la société collaborait avec Microsoft dans le cadre de cette initiative, chose reconnue par un porte-parole de Microsoft, même s'il a décliné que la société exerçait une quelconque action de lobbying pour le compte de Microsoft.

(...)

Les dirigeants contactés par The Observer ont déploré avoir été pris au dépourvu de cette manière. Les courriels comprenaient des articles de journal du Financial Times et The Economist où des managers déclaraient qu'ils étaient préoccupés par les problèmes de violation des droits d'auteur. D'autres ont suggéré qu'en ne révélant pas explicitement qui se cachait derrière Burson-Marsteller, la société ne respectait pas l'esprit du code de conduite qui anime l es entreprises actives dans le lobbying politiques.

(...)

Dinkeldein a déclaré que plus de 30 organisations provenant de 10 pays avaient signé la pétition.
Une démarche qui intervient alors que cette opération et ses implications sont très sérieusement examinées par les autorités régulatrices américaines, européennes et australiennes, et même si Google déclare :
Cet été, nous avons demandé à la Commission européenne d'étudier l'opération d'acquisition proposée. Nous croyons fortement qu'il s'agit d'une opération positive autant pour nous que pour les annonceurs, et qui stimule la concurrence.
ça ne veut pas dire pour autant que l'affaire soit réglée. Autre timide réaction, un bémol en dessous...

Surtout au moment où Google affiche sa volonté de s'affranchir des intermédiaires !

Ceci étant, la méthode choisie par Microsoft, qui utilise déjà la régie de Doubleclick, n'est pas des plus élégantes, j'y reviendrai. Après on se demande pourquoi Redmond ne jouit pas du "capital sympathie"...


Microsoft dépêchera également un de ses dirigeants pour témoigner devant l'US Federal Trade Commission, tout comme témoignera après-demain Scott Cleland, auteur d'un rapport de 35 pages publié en juillet, qui s'intitule « Googleopoly: The Google-DoubleClick Anti-Competitive Case », tout un programme !


Il n'y a pas à dire, la situation est très sensible pour Google, qui n'a pas encore gagné la partie. [Début]

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Microsoft et Facebook

D'un autre côté, toujours dans la guéguerre que se mènent Microsoft et Google, le prochain enjeu semble être Facebook. Évaluée au moins à 10 milliards $, Microsoft envisagerait une participation de 5%. Mais Google, qui semble prendre très au sérieux le phénomène Facebook, va peut-être bien faire monter les enchères ; à suivre...

Pour reprendre la question que pose James Hale : Microsoft a-t-elle les moyens de NE PAS finaliser le deal avec Facebook ? (The real question is: Can Microsoft afford NOT to win a deal with Facebook?)

Facebook a par ailleurs de gros problèmes de sécurité, ce qui pourrait lui valoir une action en justice... [Début]

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Microsoft et al.

Microsoft, enfin, doit également affronter un autre doubleclick double revers !

On dirait que les choses bougent. Vite. Comme toujours sur Internet. [Début]


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Liens connexes :
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samedi 22 septembre 2007

Les secrets de Ferrari sur Internet

Les secrets de Ferrari sur Internet

Ça y est ! Officiellement, depuis hier 17h, l'écurie Ferrari est championne du monde 2007 des constructeurs pour « la quinzième fois, dont sept fois au cours des neuf dernières années ».


Le communiqué officiel poursuit :
Vodafone McLaren Mercedes a décidé de ne pas faire appel de la décision du Conseil Mondial de la FIA, rendue le 13 septembre dernier, et accepte donc sa condamnattion au motif de la violation de l'article 151c du code sportif international.

Ferrari va maintenant concentrer tous ses efforts durant les trois dernièrers courses du championnat, dans l'espoir de remporter également le championnat du monde des pilotes.
Donc, McLaren laisse tomber. La décision du CMSA (Conseil Mondial du Sport Automobile) énonce textuellement  :
Le CMSA a retiré à Vodafone McLaren Mercedes tous ses points constructeurs au Championnat du Monde de Formule Un de la FIA 2007 et l'équipe ne pourra marquer aucun point pour le restant de la saison.

En outre, l'équipe paiera une amende s'élevant à 100 millions de dollars, dont seront déduites les recettes FOM perdues suite au retrait des points.

Toutefois, eu égard aux circonstances exceptionnelles dans lesquelles la FIA a accordé une immunité aux pilotes de l'équipe pour avoir fourni des éléments de preuve, les pilotes conserveront leurs points au classement.

Le CMSA recevra un rapport technique complet sur la voiture McLaren 2008 et prendra une décision lors de sa réunion de décembre 2007 quant à une éventuelle sanction à infliger à l'équipe pour la saison 2008.

L'entière motivation de cette décision sera publiée le 14 septembre 2007.
Effectivement, le 14, le CMSA a publié l'intégralité de sa décision, en ajoutant ces « informations à l'usage des médias (sans valeur réglementaire) » :
Les transcriptions complètes des auditions du 26 juillet et du 13 septembre seront publiées la semaine prochaine sur le site Web de la FIA après que les équipes McLaren et Ferrari auront eu toutes deux la possibilité de masquer toute information technique confidentielle avant la publication.
Ces transcriptions, publiées le 19, sont disponibles ici.

Or si la première version des PDF publiés masquait effectivement les passages jugés "confidentiels" par Ferrari :


le problème est qu'un simple copier-coller suffisait à restituer le texte en version intégrale !


C'est ainsi que toutes les infos "confidentielles" de Ferrari circulent maintenant sur Internet !

Où l'on apprend que le principal secret de Maranello concerne un « double-rear master cylinder with a spring, which initially delayed rear braking, then increased it gradually. »

Phrase que j'aurais tendance à traduire par « un maître-cylindre tandem avec ressort placé à l'arrière qui commence par retarder le freinage arrière avant de l'augmenter progressivement », mais bon, je suis pas particulièrement porté sur la F1 !

L'intégralité du texte masqué ici (sur le site de la RAI !).

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Ceci dit, que la FIA ne culpabilise pas trop, elle a d'illustres précédesseurs dans ce genre de situation grotesque, de Google (oubli des notes d'une version PPT) au Gourvenement américain dans une affaire infiniment plus grave : celle du décès de Nicola Calipari.

Vous n'en avez probablement pas trop entendu parler en France, mais cela a fait énormément de bruit ici et a jeté un grand froid dans les relations diplomatiques, pourtant fort "amicales", entre les États-Unis et l'Italie. Il s'agit du rapport d'enquête de l'armée américaine sur les circonstances de la mort de Nicola Calipari, officier de haut rang des services secrets italiens tué le 4 mars 2005 par des tirs de l'armée américaine, sur la route de l'aéroport de Bagdad, alors qu'il avait été dépêché en Irak par le gouvernement Berlusconi pour négocier la libération d'une journaliste italienne, Giuliana Sgrena, retenue en otage par un groupe armé irakien. Résumé en français.

Or le rapport américain - dont les conclusions avaient été formellement rejetées par un contre-rapport italien - avait été publié sur Internet de la même manière :


Les deux versions, avec et sans surlignage, sont encore disponibles ici.

Et vous savez quoi ? Cette affaire avait été mise à jour par un blogueur !

Décidément, avec Internet, mieux vaut faire attention à ce qu'on publie, et comment !


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mercredi 19 septembre 2007

Skyrock, premier réseau social de France, deuxième d'Europe !

Skyrock, premier réseau social de France, deuxième d'Europe !

Pierre Bellanger, président-fondateur de Skyrock, sur les réseaux sociaux

Les chiffres de comScore sont formels : en juillet, les réseaux sociaux ont totalisé 13 millions 185 mille visiteurs uniques (VU), soit 50% de la population française des internautes, et Skyrock occupe sans conteste la première place avec + 9 millions VU, loin devant le second, Myspace, qui en compte moins de 3 millions.


En Europe, avec une hausse de 22% depuis le début de l'année, Skyrock Network se retrouve entre MySpace et Bebo, talonnés par Facebook qui enregistre quand même une progression de 422% (!) et dépasse 10 millions de VU, sans toutefois réussir à percer en France, où ses parts de marché ne dépassent pas 3% !


Voilà peut-être une bonne raison d'envisager une optimisation pour les médias sociaux... [Début]

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Et puisque j'en parle, j'en profite pour signaler à votre attention cet article de Pierre Bellanger, intitulé « Le réseau social  : avenir des télécoms » (trouvé via Loïc Le Meur).

Car si le président et fondateur du premier réseau social de France (et deuxième d'Europe) s'exprime sur ... les réseaux sociaux, son discours vaut peut-être qu'on s'y arrête, qu'en pensez-vous ?

Voici donc quelques extraits pour nourrir la réflexion.

Sur Internet :
La première étape d'une révolution technologique consiste à employer le nouveau moyen mis à notre disposition pour accomplir ce que l'on faisait déjà. Paradoxalement, le changement est d'abord le support ultime de la continuité. C'est ensuite qu'apparaissent, souvent à la marge, ou issus du public, des usages nouveaux qui expriment la modernité et les possibilités propres de la nouvelle technologie.

L'Internet a d'abord été considéré par beaucoup comme un nouveau moyen de diffusion, simple extension, diversification exotique ou département futuriste des entreprises de presse, de radio, d'édition, de disques ou de cinéma.

C'est ensuite que sont apparues les vraies forces du réseau.

  • L'Internet crée une nouvelle ressource : l'intelligence collective de ses utilisateurs
  • L'Internet crée une nouvelle forme de distribution : le réseau de pairs
  • L'Internet, multiplicateur d'émancipation individuelle
  • Avec Internet le code devient un média
  • Avec Internet la publicité se démassifie
  • Avec Internet la publicité interruptive est remplacée par la publicité intégrée ou périphérique à la source
  • Avec Internet ce qui n'est pas local est mondial

Sur les réseaux sociaux :
Cette vision du réseau social comme prolongement du mail et de l'identité numérique intégrée au réseau social comme centre de gravité de tous les échanges électroniques d'un individu conduit à l'affirmation suivante : le réseau social est l'avenir des télécoms.

Des propos (certes parfois techniques, mais accessibles) qui me rappellent ces mots du sénateur René Trégouët sur la mutation numérique :
Il ne fait aucun doute que cette mutation numérique mondiale va continuer à s’accélérer et va conduire, d’ici 10 ans, à l’émergence d’un monde radicalement nouveau, multidimensionnel, polycentrique et profondément déstabilisant, sur le plan psychologique, culturel et social, pour tous ceux qui n’auront pas pu ou pas voulu s’y préparer. Le grand défi de cette prochaine décennie va donc être de donner un sens social, culturel, cognitif et éthique à cette prodigieuse révolution technologique afin de l’humaniser et de la mettre au service du plus grand nombre...

Les réseaux sociaux sont indubitablement l'une des grandes forces - encore largement méconnues et sous-estimées - de l'Internet. Autant essayer de les mettre de son côté... [Début]



Liens connexes

Skyblogscope : Observation du Phénomène Skyblog
Skyrock.com lance sa V4 : nouvelle orientation communautaire
Mon réseau social c'est mon blog (ce billet n'aborde pas explicitement Skyrock mais élargit le débat sur la question des réseaux sociaux et exprime une réalité dont je me sens très proche)


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lundi 17 septembre 2007

Liens Adscriptor sur ... Microsoft

Liens Adscriptor sur ... Microsoft

Même si je n'aime pas M$, c'est pas une bonne raison de n'en pas parler. Surtout lorsqu'il s'agit d'infos si importantes !

L'amende de près de 500 millions de dollars infligée par la Commission européenne pour pratiques anticoncurrentielles vient d'être confirmée en Appel, outre les frais de procédure (via Alexandre Defossez)

... Par ces motifs,

LE TRIBUNAL (grande chambre)

déclare et arrête :

1) L’article 7 de la décision 2007/53/CE de la Commission, du 24 mars 2004, relative à une procédure d’application de l’article 82 [CE] et de l’article 54 de l’accord EEE engagée contre Microsoft Corp. (Affaire COMP/C-3/37.792 – Microsoft) est annulé dans la mesure où :

– il ordonne à Microsoft de présenter une proposition portant sur la mise en place d’un mécanisme qui doit comprendre la désignation d’un mandataire indépendant doté des pouvoirs d’accéder, indépendamment de la Commission, à l’assistance, aux informations, aux documents, aux locaux et aux employés de Microsoft ainsi qu’au « code source » des produits pertinents de Microsoft ;

– il exige que la proposition portant sur la mise en place de ce mécanisme prévoie que l’ensemble des coûts liés à la désignation du mandataire, en ce compris la rémunération de celui-ci, seront à la charge de Microsoft ;

– il réserve à la Commission le droit d’imposer par voie de décision un mécanisme tel que visé aux premier et deuxième tirets ci-dessus.

2) Le recours est rejeté pour le surplus.

3) Microsoft supportera 80 % de ses propres dépens et 80 % des dépens de la Commission, à l’exception des dépens de cette dernière liés aux interventions de The Computing Technology Industry Association, Inc., de l’Association for Competitive Technology, Inc., de TeamSystem SpA, de Mamut ASA, de DMDsecure.com BV, de MPS Broadband AB, de Pace Micro Technology plc, de Quantel Ltd, de Tandberg Television Ltd et d’Exor AB.

4) Microsoft supportera ses propres dépens et les dépens de la Commission afférents à la procédure de référé dans l’affaire T‑201/04 R, à l’exception des dépens de la Commission liés aux interventions de The Computing Technology Industry Association, de l’Association for Competitive Technology, de TeamSystem, de Mamut, de DMDsecure.com, de MPS Broadband, de Pace Micro Technology, de Quantel, de Tandberg Television et d’Exor.

5) Microsoft supportera les dépens de la Software & Information Industry Association, de la Free Software Foundation Europe, d’Audiobanner.com et de l’European Committee for Interoperable Systems (ECIS), en ce compris ceux afférents à la procédure de référé.

6) La Commission supportera 20 % de ses propres dépens et 20 % des dépens de Microsoft, à l’exception des dépens de cette dernière liés aux interventions de la Software & Information Industry Association, de la Free Software Foundation Europe, d’Audiobanner.com et de l’ECIS.

7) The Computing Technology Industry l’Association, l’Association for Competitive Technology, TeamSystem, Mamut, DMDsecure.com, MPS Broadband, Pace Micro Technology, Quantel, Tandberg Television et Exor supporteront chacune leurs propres dépens, en ce compris ceux afférents à la procédure de référé.
Microsoft va s'exprimer aujourd'hui sur la question dans une conférence de presse (communiqué).

Pour finir, 4 autres infos :

1. Pour arroser la nouvelle, j'ai découvert sur Techcrunch UK (rené de ses cendres) que Microsoft a son propre vin, la cuvée Blue Monster avec groupe annexe sur Facebook. Je viens de m'y joindre, histoire de trinquer. :-)


Le slogan, change the world or go home, plairait sûrement à Guy Kawasaki.

À la bonne vôtre !

2. Gatineau, l'outil de mesure d'audience de Microsoft, serait bientôt disponible en bêta test.

3. Jonathan Schwartz met les points sur les i à propos du partenariat Sun Microsoft (j'ai pas le temps d'approfondir, mais à lire absolument...).

En attendant, je viens de découvrir que son blog est consultable en plusieurs langues, dont le français ! L'article n'est pas encore traduit, probablement une question de jours, à suivre...


4. On dirait que Google a décidé de répondre à la dernière attaque de Microsoft sur le ton de l'humour, en faisant sa pub pour Google Apps ! En gros, le message dit ceci :
Vous n’avez pas étudié les sciences informatiques pour résoudre les problèmes logiciels des autres (suivez mon regard...). Alors pourquoi ne pas passer à Google Apps ?
Version officielle : « On ne devient pas ingénieur en informatique pour corriger les logiciels d'un autre. » Ou comment répondre à la mesquinerie avec un Brin d'humour, bien joué Google !


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dimanche 16 septembre 2007

L'incroyable scoop de Rue 89 : l'affaire Alexis Debat

L'incroyable scoop de Rue 89 : l'affaire Alexis Debat

Rue 89 mérite bien son slogan : votre révolution de l'info. Et en fait, si cette histoire m'intéresse, c'est parce qu'elle illustre bien le formidable impact du binôme journalisme de qualité / Internet. J'en tirerai mes propres conclusions dans un prochain billet.

L'affaire commence le mercredi 5 septembre, lorsque Pascal Riché, rédacteur en chef du journal, publie un article intitulé Une fausse interview d'Obama dans Politique internationale, où il démonte la supercherie, chose confirmée par le porte-parole de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine.


Aujourd'hui, inutile de chercher l'interview sur le site de Politique Internationale, la plus influente revue francophone du monde consacrée aux questions internationales dans laquelle s'expriment les Chefs d'Etat et de gouvernement, les leaders politiques et les experts de renom, tout a été viré (on trouve encore quelque chose dans le cache de Google, mais ça ne devrait pas durer...), et la liste est impressionnante (à gauche, la liste il y a quelques jours encore, à droite la liste aujourd'hui...) :


N'en restent plus que deux (on se demande pourquoi ) :

La Maison-Blanche face au défi Iranien et Entretien avec Arnold Schwarzenegger, tout le reste ayant probablement été jugé faux, et quel reste :

Pour une amérique sans entraves, entretien avec John Bolton (N° 109 - AUTOMNE 2005)
MON ANNEE A BAGDAD, entretien avec PAUL BREMER (N° 111 - PRINTEMPS 2006)
Le Pakistan à la table des grands, entretien avec Pervez Musharraf (N° 109 - AUTOMNE 2005)
CIA, FBI: UN MONDE PRESQUE PARFAIT..., entretien avec John MACGAFFIN (N° 102 - HIVER 2004)
La Maison-Blanche face au défi Iranien, article (N° 107 - PRINTEMPS 2005)
LA PLANETE RENSEIGNEMENT, article (N° 102 - HIVER 2004)
L'homme qui faisait trembler Saddam Hussein..., entretien avec Paul Wolfowitz (N° 107 - PRINTEMPS 2005)
LE MAGICIEN TIRE SA REVERANCE, entretien avec Allan GREENSPAN (N° 112 - ÉTÉ 2006)
Rendez-vous en 2008, entretien avec Hillary Rodham Clinton (N° 106 - HIVER 2005)
MA GUERRE D'IRAK, entretien avec Colin POWELL (N° 112 - ÉTÉ 2006)
Rebâtir l'Irak, entretien avec Iyad Allaoui (N° 106 - HIVER 2005)
Un rêve américain, entretien avec Arnold Schwarzenegger (N° 105 - AUTOMNE 2004)
Terrorisme : les années noires de la maison blanche, entretien avec Richard Clarke (N° 104 - ÉTÉ 2004)
GEORGE BUSH ET L'IRAK : UNE PREMIÈRE ÉTAPE ?, entretien avec William Kristol (N° 101 - AUTOMNE 2003)
VOL AU-DESSUS D'UN NID DE FAUCONS, article (N° 99 - PRINTEMPS 2003)
EUROPE/ÉTATS-UNIS : LE GRAND ÉCART, entretien avec Charles Kupchan (N° 99 - PRINTEMPS 2003)
VOYAGE AU COEUR DU RENSEIGNEMENT AMERICAIN, article (N° 95 - PRINTEMPS 2002)
NEW YORK, NEW YORK !, entretien avec MICHAEL BLOOMBERG (N° 110 - HIVER 2006)
Y A-T-IL UNE VIE APRÈS LA MAISON-BLANCHE ?, entretien avec BILL CLINTON (N° 110 - HIVER 2006)
RIYAD-WASHINGTON : UNE ALLIANCE TROUBLÉE, entretien avec Donald DE MARINO (N° 94 - HIVER 2002)
LA CROISADE DE L'HOMME LE PLUS RICHE DU MONDE, entretien avec BILL GATES (N° 111 - PRINTEMPS 2006)

Que des grands noms, du Maire de New York, Michael Bloomberg, à la famille Clinton au complet, de l'ex-Président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz (L'homme qui faisait trembler Saddam Hussein...), à l'ex-président de la FED, Alan Greenspan, de l'actuelle présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (La femme la plus puissante du monde) au président de Microsoft, Bill Gates (la croisade de l'homme le plus riche du monde), etc.

Vraiment, Alexis Debat ne manque pas d’air, ni de titres, ni de qualifications, mais à l'instar de Greenspan, il va bientôt devoir tirer sa révérance (sic !)


(Mais que faisait le correcteur ? Voilà de la matière pour Retourne au CM1 !)

Il attaquait pourtant fort dans son interview : « Je vous préviens, j'ai l'intention de comprendre tout ce que vous me direz... »

Certes, on ne pouvait s'attendre à moins d'un consultant du prestigieux Nixon Center, où il exerçait comme expert en terrorisme (il en est parti la semaine dernière pour "raisons personnelles"), collaborateur de la revue National Interest (publiée par le Nixon Center, où il a publié plusieurs articles) et consultant d'ABC News (d'où il a dû démissioner en catastrophe suite à ces révélations...)



Le seul problème étant que vraisemblablement tout est faux et inventé :
Former President Bill Clinton, Speaker of the House Nancy Pelosi, former Federal Reserve Chairman Alan Greenspan, New York Mayor Michael Bloomberg, Microsoft founder Bill Gates and former U.N. Secretary-General Kofi Annan have added their names to the list of people who say they were the subjects of fake interviews published in a French foreign affairs journal under the name of Alexis Debat, a former ABC News consultant.
Voir ici en français. Debat a bien tenté de répondre mollement qu'il faisait l'objet d'une désinformation (doit-on le croire, puisqu'apparemment il est passsé maître dans cet art ?), mais la mythomanie de l'homme commence à se révéler chaque jour un peu plus, des manipulations de son CV à ses faux diplômes universitaires. Pour en savoir davantage...

Les médias français commencent à réagir, un peu tardivement par rapport aux américains mais ils ne peuvent plus faire autrement, comme en témoignent cette dépêche du Monde ou ce billet sur le blog de Jean-Marc Morandini.

Mais le pire c'est que toutes ces mauvaises fables auraient été utilisées pour étayer bien d'autres documentations (!), il est également cité dans un document intitulé La politique canadienne de sécurité nationale, et on retrouve ses faux articles dans la bibliothèque du Parlement Suisse ou du Ministère italien de la Défense !


Personnellement, je trouve cette histoire incroyable, une mystification à un tel niveau et depuis tant d'années, que je reste sans mots !

Bravo encore à Pascal Riché et Rue 89, un bien bel exemple du nouveau journalisme à l'heure du Web. J'y reviendrai...


P.S. Une chose m'étonne dans cette affaire, sortie le 5 septembre avec le scoop de Rue 89. Deux jours plus tôt, sur le blog de Nikolas K. Gvosdev, éditeur de la revue National Interest à laquelle collabore Debat (comme nous l'avons vu plus haut), un commentateur de cet article a laissé les mot suivants :
Debat is either engaged in misinformation or is being duped. This is more smoke and mirrors and is irresponsible to boot.
Soit Debat fait de la désinformation, soit il s'est fait rouler dans la farine...

La réponse semble claire aujourd'hui !

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jeudi 13 septembre 2007

Pourquoi je blogue : les 5 raisons des blogueurs

Pourquoi je blogue : les 5 raisons des blogueurs

Les 5 raisons de "pourquoi je blogue"
Procédure de dépouillement et d'analyse
Conclusion
Annexe : les 70 billets analysés

* * *

Les 5 raisons de "pourquoi je blogue"

Personnellement, je n'ai jamais supporté que le phénomène Blogging soit rapporté à une simple mode ou à l'expression débridée de l'égo des blogueurs, qui serait surdimensionné par rapport à celui de la population moyenne des internautes. Ce sont là des simplifications qui n'expriment que ce que leur nom indique : des vues simplettes.

Et, de fait, l'analyse menée ici démontre exactement le contraire, chiffres à l'appui ! J'en avais l'intuition, mais comment le prouver ?

Donc le jour où je suis tombé par hasard sur cette chaîne, patiemment reconstituée et remontée par Sébastien, j'ai immédiatement saisi l'occasion de l'adapter à la blogosphère francophone (beaucoup de canadiens) et de la lancer telle une bouteille à la mer, il y a moins d'une semaine, porteuse d'un message dont on ne sait jamais sur quelles rives il finira pas aller s'échouer (ne vous inquiétez pas, c'est mon côté poète qui ressort :-), et de là reprendre vigueur pour naviguer vers de nouveaux horizons...

Avec pour but d'identifier les principales raisons qui poussent les internautes à bloguer, pour faire en sorte de tracer les contours de l'univers - ou de l'espace - sémantique, théorique, des motivations du blogueur. Selon moi, les tendances ainsi dégagées seraient également un bon indicateur pour voir ce que les sites "traditionnels" peuvent apprendre des blogs...

Voici donc mon analyse, très intuitive, des (5) « raisons pourquoi ou pour lesquelles je blogue » vues par 70 blogueurs et blogueuses (il fallait bien que j'arrête à un moment, que celles et ceux qui ne sont pas présents m'excusent), qui en ont globalement "lié" 273 autres, soit une moyenne exacte de 3,9 liens par billet. Avec un taux de réponse supérieur à 1/4, puisque si on enlève les 70 blogs répondants, il reste environ 200 personnes sollicitées qui n'ont pas répondu, soit un peu moins des 3/4.

Sur ces 70 billets, les principales raisons invoquées sont, à :
  • 57%, le partage au sens large (35 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 38,6%, les rencontres occasionnées, virtuelles ou réelles (17 fois le verbe, 10 fois le substantif)
  • 30%, l'écriture (16 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 27,1%, l'échange (15 fois le verbe, 4 fois le substantif)
  • 22,9%, le plaisir de bloguer (16 fois le substantif)
Maintenant, si l'on donne une valeur arbitraire de 100% à ces cinq raisons, la répartition est la suivante :
  1. partage, 32,5%
  2. rencontres, 22%
  3. écriture, 17%
  4. échange, 15,5%
  5. plaisir, 13%


Il apparaît de suite que, globalement, le partage et l'échange (des quasi-synonymes dans ce contexte) représentent 48%, soit près d'1 blogueur sur 2, ce qui est énorme ! Observons en outre que l'écriture, qui occupe une place prépondérante dans les motivations de qui tient un blog, n'en est pas moins importante pour les lecteurs.

Par conséquent, les premières conclusions que j'en tire est que le blogging est une activité ouverte sur le monde et non repliée sur soi-même, où la sincérité, la gratuité et l'altruisme l'emportent largement sur le nombrilisme supposé des blogueurs, ce qui bat en brèche un certain nombre d'idées préconçues sur la question. [Début]

* * *

Procédure de dépouillement et d'analyse

Rentrons maintenant dans le détail. Le dépouillement a été un peu long (mais bon, on n'a rien sans rien !) et m'a permis de regrouper toutes les raisons invoquées, des plus sérieuses aux plus farfelues, dans un tableau les classant en 5 catégories : verbes, substantifs, expressions, concepts, tags.

Examinons-les dans l'ordre :
  1. verbes (220 verbes retenus)
  2. substantifs (200 dans l'échantillon)
  3. expressions (60 expressions)
  4. concepts (4 concepts)
  5. tags (une centaine)

1. Verbes

Pêle-mêle, outre les principales raisons ci-dessus, on blogue pour : découvrir et faire découvrir (14 mentions), apprendre (10 mentions), communiquer (8 mentions), s'exprimer, dire, lire et être lu, expliquer, explorer, extérioriser, participer, sociabiliser, mais encore passer le temps, recevoir (conseils, avis, critiques, commentaires, etc.), informer, se souvenir, combattre (timidité, préjugés, ...), aider, rire et faire rire, s'éclater, développer (réseau social, personnel ou professionnel), etc.

7 verbes, globalement mentionnés 115 fois - partager, rencontrer, écrire, échanger, découvrir, apprendre, communiquer - totalisent à eux seuls 52,27% des occurrences, tous les autres ne représentant que 47,73% des verbes sélectionnés avec 105 mentions !!!

Parmi les hapax significatifs : aimer, dialoguer, draguer, grandir. [Début]

2. Substantifs

Idem, outre les principales raisons ci-dessus : journal (7 mentions) (perso, intime, de vie, de bord, etc.), passion (6 mentions), addiction (être accro, drogué), communauté (6 mentions), groupe (ambiance blogosphérique), liberté (5 mentions) (de bloguer, d'expression, de penser, etc.), projets (lancer, faire connaître et découvrir, ...)

On blogue par défi, habitude, appât du gain, curiosité, loisir, solidarité...
On blogue pour le fric, la frime, le fun, la gloire, la pub, l'entraide, le boulot, la reconnaissance, la connaissance, les débats, les contacts, les copains, les potes, la famille, la vie sociale, la veille, la visibilité, la notoriété, pour être à la page, pour partir à l’aventure...
Le blog est un défouloir, un exutoire, un passe-temps, un univers, une thérapie...
Le blog, c'est un moteur de rencontres, un tremplin orgasmique, c'est cool, valorisant, pour insomniaque...

Parmi les hapax significatifs : écho, ennui, exercice intellectuel, crédibilité, influence, opportunités... [Début]

3. Expressions
  • Abattre les frontières du temps et de l'espace
  • Approcher dans le virtuel ce que je ne pourrais jamais faire dans le réel
  • Bloguer fait du bien à son moi
  • La volonté de ne pas passer à côté de ce phénomène planétaire
  • Le blog est avant tout un espace de liberté, j’écris sur ce que je veux et quand je le veux (ici, je n'ai pas à me justifier des abrutis, crétins, débiles, et, disons-le, ... TROU DU CUL)
  • Ni pour la gloire, ni pour le sexe, ni pour l’argent
  • Ouverture sur le monde, ouvrir mon jardin intérieur
  • Parce que “sois belle et tais toi”, ça ne me convenait plus
  • Parce que j’aime les gens
  • Pas pour faire des chaînes pourries
  • Passer pour un supercostaud du net
  • Pour rester en liaison permanente, rester liés par n'importe quel moyen!
  • Se façonner un nouvel horizon
  • Une blogosphère française petite mais extra
[Début]

4. Concepts :

A. Le MOI
B. L'outil
C. Le lieu de mémoire
D. L'espace professionnel


* * *

A. Le MOI

Nous y voilà ! Le Moi est très présent, c'est clair, me croire important, parler de moi, mon sujet préféré, égo, égo surdimensionné, égomaniaque, le côté exhibitionniste, narcissique, certes, mais cela traduirait plutôt la solitude de Narcisse et, souvent, tenir un blog semble être un moyen de combattre cette solitude, l’isolement, voire un certain mal-être, pour tuer le temps, l’ennui, la déprime, le désœuvrement...

Voici un billet hypothétique amalgamant différents extraits :
Pas se sentir trop seul au monde, pour exister peut-être, montrer que j’existe, si j'écris, c'est que j'existe, faire plaisir à au moins quelques personnes, j’ai l’impression de moins servir à rien que d’habitude, j’ai l’impression d’avoir des amis, des amis virtuels (lorsque les échanges virtuels se transforment en rencontres réelles … c'est le bonheur !).
Parce que j’aime les gens, parce que j’ai besoin d’amour, on se sent aimé et important, faire découvrir à tout le monde son univers, avoir son espace perso, j’ai mon espace à moi sur la toile, ça me permet de souffler, de tenir le coup et d’attendre que la journée se passe, de me changer les idées avec, parce que je n’ai strictement que ça à faire, un blog ça occupe un peu l'esprit, et ça comble les trous dans l'emploi du temps! Passe-temps, détente, occupation...
[Début]

B. L'outil

Le blog est une boite à outils, un magnifique outil, un outil d’échange, un moyen de communication, une plateforme d'expression, un vecteur informatif, un moyen d'anticipation (du buzz, du scoop, essayer de bloguer avant l'autre), avec des aspects techniques (besoin de backlinks), statistiques (effet pervers du blog : il rend très vite son auteur dépendant de ses statistiques, de son classement, et la quantité peut très vite prendre le dessus sur la qualité)...

C'est également un atelier d'écriture, un moyen de faire un peu de rédaction, de soigner son style, d’améliorer son orthographe, ses conjuguaisons, etc.

WeBlog, je blogue, tu blogues, elle blogue, il blogue, nous bloguons, vous bloguez, ils bloguent, elles bloguent...
Le verbe bloguer lui même est assez complexe à conjuguer (vu sur le blog d'un retardataire) :
Je blogue
Tu commentes
Il twitte
Nous Facebookons
Vous postez
Ils monétisent





[Début]

C. Le lieu de mémoire

La question des traces revient à plusieurs reprises. Soit pour me souvenir (de ce qui est arrivé dans ma vie à tel ou tel moment, de trucs qu'on écrirait probablement pas ailleurs et dont on ne se souviendrait probablement pas, de tout ce qu'on vit, de tous les instants, les mots, les gens, les rires, les coups de blues, les soirées, les nuits blanches, les papillons, les ressentis. Pour voir et comprendre après coup comme on change, et évolue, comme on grandit. Parce que je voudrais tout garder, garder en mémoire, laisser une trace (de mon parcours sur internet), arrêter de chercher.

Enfin, ce témoignage poignant :
c'est une sorte de testament écrit pendant mon vivant, et que j'espère pouvoir transmettre aux suivants. C'est mon histoire — au moins une partie — et je ne connais pas de meilleur endroit pour l'écrire, en tout cas pour l'instant !
[Début]

D. L'espace professionnel

À l'occasion, le blog sert à se mettre en avant (professionnellement parlant), de carte de visite, de portfolio, pour le recrutement (ce blog est intervenu de manière importante dans le processus de recrutement que j'ai suivi durant ma recherche d'emploi ! C'est donc aussi en partie grâce à lui que je vais travailler !), à créer une véritable vitrine virtuelle pour mon cv et mes compétences, une présence permanente sur internet (Le net représente toute une partie de ma vie professionelle, pouvoir dire que j'en suis une toute petite partie, et que la somme de toutes ses petites parties fait quelque chose d'immense), construire une crédibilité professionnelle, approcher un milieu professionnel, montrer mon savoir faire, retracer mon passé de geek, établir des contacts professionnels stratégiques... [Début]

5. Tags

Je mentionne les tags, car en plus de ceux auxquels on pouvait s'attendre, d'autres sont plus surprenants :

5 raisons, cinq raisons, À propos de moi, blog(s), blogging, blogosphère, blogue, bloguer, blogueur(s), buzz, chaine(s), La vie du blog, ma vie, My Life, mème, perso, pourquoi, question, raisons

ou m'ont franchement fait sourire :

chiant, delirium, délire, Divers mais important, Humeur, Humour, nul, parce que, Pot-teint...

Idem pour les titres des billets, passés de Cinq raisons pour lesquelles je blogue (le premier), à 5 raisons pour lesquelles je blogue, 5 raisons pourquoi je blogue, why je blogue, Je blogue, tu blogues, nous bloguons, mais pourquoi ?, à Migration et patate chaude, et du mème à la chaîne, de la chaîne au boulet, de la saleté de chaîne au fléau, jusqu'à refiler la patate chaude, brûlante, idiote, pourrie...

[Début]

* * *

Conclusion

D'un côté, si les principales motivations qui émergent de cette étude - partage, rencontres, écriture, échange, plaisir - balaient les arguments traditionnels (phénomène de mode, égocentrisme, etc.), de l'autre il ne me semble pas non plus qu'ils aient été clairement appréhendés par les spécialistes de l'Internet.

Par exemple, en les superposant aux 10 raisons pour ouvrir un blog jugées les plus communes par Henri Labarre en mai dernier, aucune ne correspond explicitement à la liste qu'il a dressée, même s'il est clair qu'on les retrouve toutes dans l'analyse :

1- Pour communiquer
2- Pour la notoriété
3- Pour contester
4- Pour s’exhiber
5- Pour étendre son réseau relationnel
6- Pour informer
7- Pour s’occuper
8- Pour gagner de l’argent
9- Pour bookmarker
10- Parce que tout le monde le fait

Il faudrait également comparer les grandes tendances dégagées sur le Web francophone en les segmentant selon des critères géographiques, linguistiques, je suis sûr qu'il en ressortirait quelques petites différences. Idem pour les distinctions hommes - femmes, chez qui les motivations me paraissent plus intimes et personnelles.

Quoi qu'il soit, il incombe à chacun/e de s'interroger et de se démarquer. Comme le souligne Fred, « le problème, c’est toujours d’essayer de sortir un peu des sentiers battus et de ne pas être redondant avec (...) les autres blogueurs. Je crois qu’on appelle ça l’individualisme. »

Du reste, si vous trouvez une connotation négative au terme d'invidualisme, disons qu'on peut positivement qualifier ça de créativité, voire d'originalité, dont je décerne la palme à Yom pour sa réponse en bande dessinée :


Et pour avoir une idée de réponses qui sortent du lot, rendez-vous chez Pierre Chappaz ou Christophe Ginisty (N.B. Eux ne font pas partie de l'échantillon analysé). Pas besoin de grands mots, comme vous pouvez le constater, des idées claires suffisent...

Enfin, pour être tout à fait complet, signalons qu'un seul blogueur sur 70 n'a pas répondu par un billet dédié, en insérant sa réponse dans un billet parlant d'autre chose (de sa « première Bloggers’ Week »), et qu'un autre a répondu en commentaire pour ne pas mélanger aspect "perso" et ligne éditoriale de son blog.

Sur le même sujet, j'ai aussi trouvé l'interview vérité de Muriell réalisée par Vinvin, un fin analyste (au passage, chapeau bas pour son dernier podcast...).

À lire en outre, sur un ton plus sérieux, la psychologie du blogueur par Francis. Et si vous souhaitez suivre l'évolution de la chaîne, voyez sur Google, Technorati ou Wikio.

Voilà. Je terminerai ce passage en revue par une interrogation sur les motivations de celles et ceux qui n'ont mis aucun lien vers d'autres blogs dans leur billet, en prenant comme explication ce commentaire de Joseph en réponse à ma question (pourquoi tu renvoies pas la balle à ton tour vers d'autres blogueurs - et blogueuses - que tu apprécies ?) :
Oh c'est simple, je n'aime pas imposer des listes aux autres, des chaines... Chacun fait comme il veut.
Et d'ajouter : Et puis les bloggeurs que je connais bien, je sais pourquoi ils blogguent de toutes façons, leur bonnes et mauvaises raisons. Ce que j'aimerais bien c'est connaitre les raisons de ceux qui ne blogguent pas.
Quant aux blogueurs et blogueuses qui ne bloguent plus, il leur reste toujours un caveau au cimetière (via Christophe Brasseur)... Ce sera la joyeuse conclusion de ce billet. :-) [Début]

* * *

En annexe, les 70 billets analysés (si vous êtes dans cette liste, un lien retour serait apprécié, merci ;-) :
  1. Adscriptor
  2. Otto
  3. Franck
  4. Macbrain
  5. TiteZa
  6. Gonzague
  7. Romain
  8. Jean-Marie Gall
  9. Le blogueur masqué
  10. Guillaume
  11. Cyprien (Monsieur Dream)
  12. Vincent Abry
  13. Ze Canada
  14. Marie
  15. Joseph
  16. Quentin
  17. Baptiste
  18. Bastien Labelle
  19. Damien
  20. David
  21. Thomas
  22. Gérald
  23. Marijo
  24. Jean-Luc
  25. Kévin G.
  26. Gauthier
  27. Ambiome
  28. Antoine
  29. Benoit Descary
  30. Guirec
  31. Smarties
  32. LeVoix
  33. Romain
  34. Amandine
  35. Fredzone
  36. Brice
  37. Thibault
  38. Mélanie
  39. M3r
  40. Jeremy
  41. Marc Nasrawin
  42. Sora
  43. JarodxXx
  44. Franck
  45. Cerise
  46. Patrick
  47. Pocky
  48. Artwo
  49. Yom
  50. Caro
  51. Alexandre
  52. Toli
  53. Fred
  54. Richard
  55. Baptiste
  56. Lucie
  57. Sarah
  58. Christophe
  59. Francis
  60. Mouton 2.0
  61. JF Michaud
  62. Mélane
  63. JF
  64. Dan
  65. Adeline
  66. Mélie
  67. Damien
  68. Pingoo
  69. Alÿn
  70. Sébastien
[Début]



P.S. Et puis tiens, pour finir, un conseil à toutes celles et ceux qui voudraient lancer un mème - ou une chaîne - à l'avenir : choisissez bien les liens des personnes à qui vous transmettez le message. Car lorsque personne ne vous répond, on se retrouve tout seul comme un con ! Clin d'œil à Jeff et Didier. Vraiment, merci Otto... [Début]

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